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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

18 Apr

"Pamphlet contre un vampire" de Sophie Jomain (2017)

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Alcôves

"Pamphlet contre un vampire" de Sophie Jomain (2017)

Voilà une auteure que je souhaitais découvrir depuis un petit moment, pour son univers de fantasy urbaine. Par contre, n'étant pas du tout fan de bit-lit ou de chick-lit (la fantasy romantico-érotique pour damoiselles en manque de sensations fortes), je dois dire que j'ai un peu retenu mon souffle en ouvrant et parcourant ce livre. Bien sûr, la 4ème de couv' ci-dessous m'a dès le départ bien tentée. Parce que je trouve qu'il y a une overdose de romans vampiriques pour midinettes (genre "Toilet", euh... "Twilight" et "Vampire diaries" pour ne citer que ces deux-là). Parce que tout comme l'héroïne de ce Pamphlet contre un vampire, je suis plus qu'excédée par la vision romantique de ces bêtes assoiffées de sang. C'est d'un pathétique, le vampire qui se ballade au soleil en portant ses RayBan et qui en même temps scintille de mille feux...Parce que moi, tu vois, je suis restée sur le vampire d'Anne Rice, tu sais le Lestat terriblement sadique et épicurien, et son comparse Louis, bouleversant d'humanité... Sans oublier celui de Bram Stoker, le monstre sanguinaire par excellence. T'as celui de Charlaine Harris aussi qui comporte encore quelques bons côtés, tu sais, la série True Blood (ou la Communauté du Sud pour les plus livresques d'entre vous), Erik Northman, le vampire viking qui décoiffe et fait honneur à son espèce. Bref. Là encore, ça allait. C'était crédible quant à ce qui doit définir l'essence même du vampire. Et puis t'as tout le reste.. Oh ! je critique pas, il en faut pour tous les goûts, hein ! Mais faut savoir aussi dire : trop c'est trop ! Trop de vampires tue le vampire. 

Bon, bah du coup, la 4ème de ce livre-là, elle a le mérite d'interpeller. Voire d'outrager la groupie vampirique que tu es peut-être (mais je t'en veux pas, chacun ses goûts ^^)... 

 

4ème de couverture :

 

" S'il y a bien un truc qui m'agace, ce sont les romans à l'eau de rose sauce vampire. Mais qu'ont-elles, à la fin, ces amoureuses de Dracula d'opérettes ? Ça ne tourne vraiment pas rond chez elles et ça commence à bien faire ; il est grand temps de rétablir la vérité : les vampires n'existent pas. Comment ça, " et s'ils existent ? " ? Eh bien, s'ils existent, je vais m'occuper de leur refaire le portrait, ça changera ! Je vais jeter sur mon blog un pamphlet ; un pamphlet contre les vampires. Et si, par le plus grand des hasards, un certain Hugo Rivoire - un garçon aussi mignon qu'effrayant - décide de me faire fermer mon clapet, il trouvera à qui parler ! Parfaitement ! Sauf que mon petit doigt me dit que je risque de le regretter... "

 

" Les Young adult " vont adorer les répliques vives, les amours compliqués, les bravades, les retournements de situation. "

Terry, Blue Moon.

 

-> Guerre et sentiments

 

Satine Müller est une lycéenne de 17 ans, bientôt majeure. En terminale à Paris, elle vit avec sa mère, dentiste, et vit à fond sa passion pour la danse. Son rêve à elle étant d'intégrer un cabaret parisien. Sauf qu'en allant rendre visite à son père qui vit en Allemagne, Satine tombe de cheval et se blesse assez gravement. Après une opération et une immobilisation forcée, sa passion pour la danse semble bien compromise et pour tuer le temps, et aider sa meilleure amie, Clara, Vampire addict, à se désintoxiquer des suceurs de sang, elle décide de lui écrire un pamphlet afin que cette dernière prenne enfin conscience de son obsession ridicule. 

Publication sur le blog, retour au lycée et hop ! Les camps se forment : d'un côté ceux que ça amuse et qui prennent tout cela en dérision, et de l'autre ceux que ça choque et met en pétard. Parmi eux, l'étrange et menaçant Hugo Rivoire et toute sa clique, des gars balèzes en sport et qui font rêvasser pas mal de nanas. Y compris Clara qui fantasme sur un certain Marc Séti... Pour Satine, les menaces commencent à pleuvoir (messages de haine, vandalisation de casier...), puis ce sont les menaces de vive-voix par ladite bande. Que lui reproche-t-on ? D'avoir été trop loin avec ce pamphlet et de s'exposer à de terribles représailles si elle ne le supprime pas vite fait bien fait... Hugo la met en garde mais Satine a son caractère (bien trempé, et elle n'a peur de rien) et semble bien déterminée à ne pas se laisser impressionner... Tandis qu'elle se retrouve bientôt seule contre tous, Clara commence à fréquenter la bande de Marc & Hugo. Satine comprend assez vite qu'elle a mis bien malgré elle le doigt dans un panier de crabes... et qu'on a parfois beau lutter contre ses pulsions, ça ne fait qu'empirer les choses...

Si je vous dit qu'on en cause dans le livre, hé ! hé !

Si je vous dit qu'on en cause dans le livre, hé ! hé !

-> Vampire ? Vous avez dit vampire ? 

 

Bon, autant que les choses soient claires : ici il vaut mieux oublier tout ce que vous pensiez savoir sur les vampires. Certain(e)s diront : encore une nouvelle romance de fantasy urbaine sur fond de vampires. Du déjà vu/lu qui fait sévèrement penser à un Twilight en moins guimauve et plus axé humour noir et satire. Passées les 20 premières ages (très enthousiasmantes et rafraîchissantes) c'est un peu ce que je me suis dis : oh non ! Pas encore une histoire de lycéens ! Parce que j'aime pas trop ça (à part dans Harry Potter mais c'est pas pareil), et parce que les romances torturées, je fuis ça en général. Mais ce qui est étrange c'est que je me suis très facilement laissée emporté par l'intrigue. Parce qu'il y a des rebondissements, un certain suspens, énormément d'humour et qu'il y a toujours de l'action, enfin, ce petit quelque chose qui fait qu'on a envie de continuer et surtout, de savoir à quoi ça rime tout ça... genre, est-ce qu'ils existent vraiment ces suceurs de sang ? 

Bon, et puis il y a la face cachée de la lune : OK, à première vue c'est encore une histoire de vampires, différente mais piochant des éléments à gauche, à droite etc... je rentre pas dans le détail, spoil oblige. Mais ce qui m'a très vite frappée, ce sont les métaphores dont est truffé ce roman young adult. A travers le mythe du vampire, c'est (je pense) l'occasion pour l'auteure d'aborder des thèmes qui parleront aux ados ou adultes : la dépendance affective qui nous pousse à accepter les pires bassesses, les pires violences, les pires humiliations tout ça pour avoir l'impression d'être aimé ou se sentir vivant. Par ce biais, c'est aussi l'occasion d'aborder les violences dans le couple, les abus "sexuels". C'est très parlant dans l'histoire, je ne dirais pas en quoi précisément mais vous le ressentirez tout comme moi. 

On va dire que c'est surtout ce que j'ai retenu de ce roman, qu'il peut aider à mettre un peu de plomb dans la tête de certain(e)s. Dans un autre genre, Pamphlet contre un vampire m'a rappelée une auteure spécialisée dans le vampire, la surdouée et déjantée Morgane Caussarieu (Dans les veines) qui a réussi l'exploit de ressusciter le mythe du vampire en lui apportant une sacrée dose d'horreur, de noir et de sang, parce que oui, le vampire est une créature démoniaque par essence. Rien que l'idée qu'une fille qui a ses règles devient une cible de premier choix ! Bah oui ! On en parle jamais de ça ! 

Enfin, le vampire comme pervers narcissique. En psychologie, c'est d'ailleurs l'image du vampire (énergétique) qu'on utilise pour évoquer le pervers narcissique, véritable fléau de notre époque, un monstre créé par notre société, rien que ça ! Beaucoup tombent sur ces monstres, dans la vraie vie, et j'ai eu l'impression que certains personnages masculins s'en rapprochaient énormément. D'où l'idée que ce roman est aussi un conte moderne, un manuel de blindage psychologique à destination des jeunes filles/femmes, et faire ça au travers d'un Young Adult dépoussiéré et rafraîchissant, je trouve que c'est une idée des plus brillantes ! 

"Pamphlet contre un vampire" de Sophie Jomain (2017)

< EXTRAITS >

 

" A travers plusieurs romans, j'avais appris que les vampires étaient qualifiés de grands séducteurs, beaux, costauds, intelligents, immortels et... végétariens. J'avais bien ri. Ri très fort. La plupart d'entre eux n'auraient bu que du sang animal afin qu'on ne les considère pas comme des monstres. Bon sang ! Ce que ne raconteraient pas les écrivains pour rester politiquement corrects. "

(...)

Ne vous y trompez pas, le vampire est loin d'être la créature admirable et merveilleuse que vous imaginez. Pour un peu qu'on se laisse convaincre de son existence, on peut, tout au plus, avouer qu'il est mystérieux et fascinant. Mais s'il existe, n'est-il pas, en réalité, un être vil, cruel et sans coeur, uniquement guidé par sa soif primitive de sang ? Voyez la vérité : il l'est.

Evidemment, toute cette littérature exagérée sur les vampires vous pousse à croire le contraire, à l'idolâtrer, à rêver d'en rencontrer un en chair et en os. sournoisement, elle vous conduit à vous identifier à ces héroïnes, belles, soit, mais influençables et sans aucune personnalité, ou si peu... Vous tombez dans le gouffre de la désillusion sans vous en rendre compte. 

Ce vampire, pourquoi vous fait-il fantasmer, exactement ? Vous aimez son allure physique ? Sa force ? Son immortalité ? Son régime alimentaire, peut-être ? Il vous excite et vous procure des rêves exotiques ? Mais s'il existe, vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il est vraiment derrière sa plastique presque parfaite ? Non, jamais ? Moi, oui, et voilà ce que j'en ai tiré.

Fans de buveurs de sang, je ne vais pas vous faire que du bien en vous présentant ma propre vision du vampire. Elle sera si pertinente, que tel un coup de poing dans la figure, elle vous laissera K.-O., ou au contraire, vous réveillera. Au pire, elle vous fera rire et c'est déjà pas mal.

 

Le vampire en neuf points essentiels :

 

- Sa froideur légendaire

Si j'en crois tout ce que j'ai pu lire à son sujet, le vampire est aussi gelé qu'un bout de viande sorti d'un frigo. Un cadavre, mais animé. Un lémure, un zombie se pavanant tel un paon déplumé, et dont il ne reste plus qu'une penne ridicule pour séduire. C'est charmant...

 

- Son immortalité

On dit que le vampire n'est ni mort ni vivant. Qu'est-ce que ça veut dire, précisément ? Eh bien, qu'il s'agit en réalité d'un vieux croûton dans la peau d'un jeune homme éternel. En bref, c'est un peu comme si on vous livrait une Porche rutilante, mais que le moteur était celui d'une vieille Deudeuche. Merci du cadeau ! Sans compter qu'être immortel doit faire de lui quelqu'un de très prétentieux et arrogant. Car s'il a un peu de jugeote, il n'aura pas passé son temps à séduire des femmes de cent ou deux cents ans ses cadettes, il se sera cultivé un brin, aura appris plusieurs langues, plusieurs métiers. C'est bien, certes... mais du coup, mais dans le genre " tais-toi, j'ai forcément raison ", on en fait pas mieux.

 

- Sa force surhumaine

Est-il bien nécessaire d'être si costaud ? Non, parce que, à part pour déménager un piano ou, plus communément, ouvrir le pot de confiture résistant du matin, je n'en vois pas l'utilité. C'est vrai, quoi ! Vous faites-vous régulièrement agresser par des créatures ne pouvant recevoir une raclée magistrale que par un vampire, vous ? Je suis sûre que non.

 

- Sa vitesse prodigieuse

On lit souvent qu'il est capable de se mouvoir si rapidement qu'il peut disparaître de notre champ de vision en une fraction de seconde. Lors de ses déplacements fulgurants, et histoire de gagner du temps, il arrive qu'il accepte aimablement de porter sur son dos, ou à bout de bras, une gentille fille fraîche comme la rosée. Je ris. A quoi cela pourrait-il bien nous servir mis à part à nous faire inévitablement dégobiller sur ses chaussures ? Ah, c'est sûr qu'après ça, il ne reviendra pas sur notre joli teint. Allons, soyons raisonnables...

 

- Son régime alimentaire

Le vampire boit du sang humain, il en raffole. Normal, ne sommes-nous pas des créatures délicieuses ? J'ai beau creuser, je ne comprends pas pourquoi les filles sont si excitées à l'idée qu'un vampire se gave de globules rouges. Elles sont même plus que paradoxales. Tenez, au lycée par exemple, elles se plaignent du boudin servi à la cantine, il est hors de question qu'elles le touchent, mais le boudin, jusqu'à preuve du contraire, c'est du sang, non ? Moralité, le vampire se nourrit de boudin. Tout le temps. Alors ? Toujours trop miam ? 

 

- Ses dents

Pourquoi sont-elles l'objet de tous les fantasmes ? En quoi avoir une dentition aussi rustre peut-il être excitant ? Collez-vous de faux crocs en plastique dans la bouche et essayez de parler un peu, pour voir. Vous auriez immédiatement l'air ridicule, avec l'impression d'avoir stocké plusieurs boules de coton au fond de vos joues. Je suis certaine que si vous entendiez bavasser un vampire, vous vous fendriez la poire. Ouais, ça en calmerait plus d'une.

Et puis, leur dentition me dépasse. Nous avons des incisives pour découper, des canines pour déchirer, des molaires pour mâcher. Tout cela nous est parfaitement utile. Si le vampire ne boit que du sang, pourquoi aurait-il besoin de toute la panoplie ? Car il les a toutes, apparemment. Deux crocs suffiraient amplement. Ah oui, je sais ! C'est parce que c'est un grand séducteur, paraît-il, et être édenté n'est pas très attrayant justement... ah, la nature est tellement bien faite.

Cela dit, savez-vous ce que deviennent les chicots qui ne mastiquent pas ? Ils s'entartrent. Horriblement. Et du tartre jaune ou vert, c'est quand même loin d'être sexy, vous ne trouvez pas ? Surtout qu'à la longue, ils finissent par tomber. Pauvre vampire... avec une existence aussi longue que la sienne, il n'a pas le choix, au bout d'un moment il porte forcément un dentier ! 

 

- Sa prétendue faculté à éblouir son entourage

Comme il est apparemment un être d'une grande beauté (et encore, ça se discute), le vampire séduit et conquiert la gente féminine sans même lever le petit doigt. Il lui suffit de sourire (vous savez, de ses belles dents toutes pourries...) et les filles s'affalent dans ses bras. A d'autres ! On nous prend vraiment pour des lapins de trois semaines ! Croit-on vraiment qu'une oeillade ou un sourire en coin peut nous faire tomber en pâmoison ? Si cela était aussi simple, le matheux informaticien trop cerné au fond de ma classe m'aurait emballée depuis longtemps...

Je déteste cette façon qu'on a de nous réduire à de parfaites imbéciles. C'est vrai, quoi ! Tout ne se passe pas au-dessous de la ceinture, diantre ! Nous avons un cerveau, nous sommes intelligentes, nous n'allons pas croire que la vie se résume à trouver le grand amour. Et si tel était le cas, le vampire ne serait sûrement pas la solution. Il y a des tas de garçons autour de nous qui accepteront de vieillir à nos côtés et éviteront ainsi de nous refiler des complexes pour leur jeunesse éternelle. Et puis, pour qui se prend-il ce vampire ? Il s'attribue tous les plus beaux qualificatifs : élégant, gracieux, galant, ténébreux, séduisant, romantique... Il cultive la prétention, ouais ! Et vous, pauvres innocentes, vous tombez dans le panneau. Je vous plains.

 

- Sa situation financière

Le vampire est obligatoirement plein de sous. Il débarque toujours avec une super bagnole, des fringues scandaleusement chères, son portefeuille regorge de beaux billets de banque et sa carte de crédit semble inépuisable. Rien que ça, ça devrait nous mettre la puce à l'oreille. Il doit passer son temps à vider les comptes en banque de ceux qu'il a condamnés au trépas, ou flanquer la trouille aux vivants pour leur soutirer de l'argent. Si vous en doutez, c'est que vous êtes idiots.

 

- Histoire de tuer dans l'oeuf toutes vos belles illusions...

Imaginons que vous rencontriez un vampire et que vous entamiez une relation amoureuse avec lui. C'est un peu comme si vous, vous vous mettiez à fréquenter une tablette de chocolat. A la longue, vous finiriez par la bouffer, non ?

Pour le vampire, c'est la même chose. Car retenez bien ça : pour lui, vous n'êtes qu'une vulgaire friandise qu'il choisit en fonction du groupe sanguin. Souhaitez-vous vraiment faire office de garde-manger ? Parce que c'est ce que vous êtes à ses yeux, les filles. Le vampire est un chasseur, vous êtes une proie. Et puis, je ne veux pas être rabat-joie, mais admettons qu'il arrive à s'abstenir de vous mordre, que ferez-vous les jours où vous aurez vos coquelicots ? Vous voyez que ça craint. Vous aurez intérêt à savoir courir. Et vite...

 

Romantiques en manque de sensations fortes et d'expériences sanguinolentes... Sans compassion aucune, j'espère avoir brutalement étêté toutes vos grandes déraisons et massacré vos espoirs d'immortalité.

Car très éloigné des fantasmes populaires, je m'insurge contre ce vampire grotesque et si peu crédible. Admettons que je fasse l'impasse sur sa dangerosité, si une telle créature existait, elle me ferait très certainement rire. Elle ne serait rien de plus qu'un Don Juan moisi de l'intérieur, tombant en déconfiture, édenté et froid comme la mort... si vous y croyez, ouvrez les yeux et passez votre chemin, ils sont repoussants. "

 

Sophie Jomain

Sophie Jomain

MA NOTE : 4.5 / 5

-> Un roman de fantasy urbaine/ young adult qui dépote ! Satirique, bourré d'humour, moderne, il a le mérite d'user de belles métaphores pour dénoncer certains travers de notre époque. Et en même temps, il dépoussière comme il se doit le roman vampirique, et rien que ça, ça fait du bien !

 

J'ai été la première surprise à dévorer ce livre. C'est frais, c'est aussi très sombre, parfois inconvenant (certaines situations sont à mourir de rire) et surtout, c'est pas convenu. J'avais peur de la fin et j'ai réussi à être surprise plusieurs fois. Alors oui, j'ai souvent pensé à Twilight (que j'ai pas lu, j'ai vu les films, ça m'a suffit) et ben franchement, rien à voir ! A part la similitude lycéenne humaine/lycéens différents, dirons-nous. Et puis il y a une cohérence, une belle revisite du vampirisme : bah oui, le vampire qui se nourrit plus peut vieillir lui aussi ! Ce qui fait qu'au final, on est plus en présence d'un roman social que d'une énième parution de bit-lit, parce que le fantastique n'est que secondaire ici. L'essence du roman est métaphorique, et satirique. 

Pamphlet contre un vampire est un livre qui fait du bien, qui fait passer un agréable moment de lecture (lu en une journée pour moi, je m'épate ! moi qui pensait traîner la patte...). Et qui fait réfléchir, et sourire. Point de guimauve, et ça faut le souligner. L'intercaler entre deux romans très sombres fait peut-être qu'il est passé comme une lettre à la poste (LOL). Ou c'est qu'il est vraiment très bon. En définitive, je n'ai que peu de recul, je découvre Sophie Jomain, j'ai lu très peu de bit-lit & de Yound Adult (hé oui, faut pas déconner non plus, hein !). Tout ce que je sais c'est que c'est publié chez l'Atelier Mosésu qui a toute ma confiance. Rien que ça, ça vous dit qu'il faut pas hésiter à y aller. 

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les sortilèges des mots 18/04/2017 21:27

J'ai adoré ce roman. Ça m'a fait du bien de le lire.

Benedict Mitchell 18/04/2017 21:28

Tout pareil ! :p

À propos

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