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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

19 Jul

" Manhattan Carnage ", d'Orcus Morrigan/Maxime Gillio (2014)

Publié par Benedict Mitchell

" Manhattan Carnage ", d'Orcus Morrigan/Maxime Gillio (2014)

" Les Zombies sont nos amis, il faut les aimer aussi...", oui, j'aime à chantonner régulièrement ce petit air, issu d'une parodie de je ne sais plus trop quoi. Ouais, surtout quand ils se font bien latter la tronche, les zombies, dans une bonne partie de Left 4 Dead, ou d'un Jeu de Rôle de survival horror... ou dans les films de Romero et les Walking Dead & Co. ... Parce qu'on aime avoir peur des zombies, puisqu'ils n'existent pas, après tout ? En êtes-vous sûr, de ça ? Faut dire ce qui est, à bien regarder certaines personnes autour de nous, ou certains événements bizarres maquillés en faits divers, certains cultes comme le Vaudou, on pourrait en douter fortement. Surtout après avoir lu la bible de tout bon survivaliste qui se respecte : le " Guide de survie en territoire zombie ", de Max Brooks. Qui sait si ce que nous aimons lire, voir, jouer pour mieux frissonner ne se déroulera pas véritablement sous nos yeux, un jour prochain ? Ouais, croiser des virus ensemble par exemple, genre la rage et la grippe, ya sûrement quelques savants fous pour y avoir déjà pensé, et avoir réalisé l'expérience, en attendant le funeste jour où ce joli p'tit virus se répandra dans la nature, pour mieux terrasser l'humanité et détruire les parasites que nous sommes... Mais je m'égare ! Hé ! Hé !

En attendant, les livres sur les zombies sont légion, faut bien le dire aussi. Et souvent bourrés de clichés. Faut bien le dire là encore. D'où l'importance de se distinguer. D'où l'importance de lire ce livre très drôle, à ne surtout pas prendre au premier degré ! Pourquoi ? Mais parce qu'il est à mille lieux de ce qu'on raconte généralement sur les zombies, et puis c'est tout !

Le point de départ... avant le drame

Le point de départ... avant le drame

-> " Où étiez-vous le matin du 11 septembre 2001, quand le premier Boeing a embrassé la Tour Nord du World Trade Center ?

Moi, je me souviens très bien. J'étais dans la Tour. Même que j'y suis mort.

Jusqu'à ce qu'on me ressuscite, quelques jours plus tard, pour une drôle de mission punitive. J'en connais certains en haut lieu qui ont du mouron à se faire...

Ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte : les zombies existent, nous sommes parmi vous, nous avons soif de vengeance.

Et vu le nombre de salopards sur Terre, on a du pain sur la planche.

It's slaughter time ! "

ORCUS MORRIGAN

Orcus Morrigan c'est votre nouvelle série underground.
C'est surtout une série unique en son genre, puisque le narrateur est... un zombie.
Oui, un zombie, sanguinaire comme il se doit, mais doté d'une intelligence démoniaque, d'un sens de l'humour ravageur et d'un appétit insatiable.
Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur les zombies...
TADAAM ! Orcus Morrigan himself !

TADAAM ! Orcus Morrigan himself !

-> " Apocalypse, please " !

Orcus Morrigan n'a rien du héros bellâtre dont toutes les jeunes filles (et femmes aussi) en pâmoison raffolent. C'est un odieux connard, de ceux qu'on croise partout, et surtout dans le quartier du World Trade Center. À la solde de traders qu'il déteste plus que tout, d'un job dont il compte démissionner le lendemain même, il subit. Depuis trop longtemps. Mais ce fameux 11 Septembre 2001 va prendre une toute autre couleur pour lui. Alors qu'il célèbre festivement son dernier jour de boulot en osant faire une proposition indécente à une collègue, la Tour Nord est frappée par l'inimaginable : un Boeing perdu dans Manhattan ? ... enfin non, on connaît tous l'histoire.

Ça pourrait faire office de nouvelle, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Orcus revient à lui, quelques jours plus tard, dans un étrange endroit avec, face à lui, un personnage bizarre tout droit sorti de son univers (et de ses souvenirs d'enfance). Le gars a une proposition très indécente (et insolite) à lui faire : le ramener à la vie, dans sa forme actuelle (soit celle d'un macchabée cané depuis quelques jours avec tout ce que ça implique, hum... hum...), pour qu'il se mette à son service en réalisant des missions assez spéciales. Qui ? Quoi ? Hein ? Comment ? Bah ouais, fallait s'y attendre, on en parle depuis la nuit des temps, là encore, le Bien et le Mal ne sont pas qu'une vue de l'esprit mes loulous ! Diantre ! Dieu VS Satan, si vous voulez, mais c'est un peu l'idée. Deux camps qui s'affrontent dans un jeu diabolique, et tout ça au nom de quoi ? Bah vous le saurez en lisant, et pis c'est tout ! Qui dit guerre, qui dit camps en présence dit forcément, forces en présences. Les soldats, la chair à canon. Et notre Orcus Morrigan (l'immigré irlandais new-yorkais) est promis à une belle promotion, qu'il s'empresse d'accepter. Après tout, qu'a-t-il à perdre ? Ça parait même fun sur le papier ! Une nouvelle vie, des nouveaux copains, de nouvelles aptitudes, des rencontres riches, et sanglantes. Une pression présente elle-aussi car faudrait pas décevoir le Big Boss... sinon, gare à tes fesses Orcus !

Deux combattants aux antipodes...

Deux combattants aux antipodes...

-> Qui veut une bonne plâtrée de tripes à la sauce spaghetti ?

Alors, que ce soit clair : adeptes de la moralité bien pensante, du monde des Bisounours, personnes sensibles, abstenez-vous de l'ouvrir, hein ! Parce que j'en ai lu sur ce livre (hé ouais, je suis curieuse, que voulez-vous ?), et j'ai lu des choses un peu limites, genre " c'est misogyne, c'est à gerber... " et patati patata... Quand on vous dit " zombie ", si vous pensez à un Twilight bis repetita humain/zombie, c'est que vous n'avez rien compris. Rien de chez rien !

Même si on vous dit, sur la 4ème de couv', d'oublier tout ce que vous pensiez savoir sur les zombies, ils n'en restent pas moins des morts-vivants. Là, le mot " mort " prend tout son sens : c'est-à-dire qu'il est associé à la putréfaction, aux vers, à l'odeur de merde et de pourriture, et j'en passe et des meilleures. Je vous collerais bien une image de tripailles à l'air, mais j'pense que vous aurez saisi l'idée.

Ouais, les zombies de Maxime Gillio sont un peu moins cons que la moyenne (enfin, si vous aimez les benêts de masse, qui doivent être à 100 pour ouvrir une malheureuse barrière, vous y trouverez votre bonheur, mais pas que !). Ils ont d'autres aptitudes, normal puisqu'ils sont au service du Mal absolu. Déjà, rien que le zombie qui baise, c'est fendard ! Bah ouais, alors un vampire pailleté pourrait engendrer une descendance avec une humaine (alors que lui aussi, il est censé être mort) et un zombie ne le pourrait pas ? Nan, j'suis pas d'accord ! Au moins, dans Manhattan Carnage les pendules sont remises à l'heure et rien que pour ça il est super ce livre !

Bon, je passe sur l'histoire car pas de spoil, et les rebondissements de l'intrigue sont tellement surréalistes et farfelus que je préfère que vous les découvriez pas vous-même (j'vais pas vous mâcher tout le travail quand même ?)

Quant à Orcus, quel personnage ! Je l'ai pas trouvé si détestable que ça. Sans doute que je m'attendais à pire, donc finalement il reste le anti-héros de base, avec ses motivations, qu'on peut tout à fait comprendre. Même lorsqu'on en apprend plus sur son passé, vers la fin du roman. Suis-je normale si je ne déteste pas ce personnage ? Désolée, il m'a fait rire, il est cynique, hyper méga cynique (tout comme moi), so what else ? Qui ne le serait pas s'il se rendait compte que nous ne sommes que de vulgaires pantins en ce bas monde, que les " Grands " de ce monde se gaussent de nous, qu'on est manipulé de toute part ? Au moins, Orcus a réussit à s'extraire de sa condition d'esclave du système pour faire enfin quelque chose pour lequel il est fait. Bah ouais, en définitive, le gars il a juste obtenu une promotion, le job de ses rêves ! Qui n'aimerait pas être à sa place ? Bon, le côté putréfaction et mort-vivant en moins, hein. Parce que ouais, Manhattan Carnage c'est pour les lecteurs durs à cuire, ceux qui ont déjà tout vu, tout lu, tout entendu et qui ne sont pas du genre à s'émouvoir d'un pet (pardon, d'une chiasse) de travers. Ya de l'hémoglobine, des tripes, des membres qui volent, des têtes qui se désolidarisent de leurs corps... mais faut bien qu'il graille le zombie ! Comme vous ! Comme moi ! Pis pour vous donner un ordre d'idées, jetez donc un œil aux citations que j'ai pris grand soin à choisir, rien que pour vous, mes chères ouailles !

En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001
En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001
En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001
En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001

En voilà un bien beau rébus à résoudre ! Quels liens ont tous ces personnages/lieux avec notre Orcus Morrigan ? De haut en bas, et de gauche à droite : Wilson Fisk - Saddam Hussein - Leonard De Vinci - Jeffrey Dahmer - Georges W. Bush - François Villon - Dick Cheney - World Trade Center le 11/09/2001

< EXTRAITS >

!!! Attention, certains passages peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes/sensibles (vous pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu !) !!!

" Il jette le dossier sur son bureau, s'approche de la table en tirant sur ses gants en latex, suspends son geste, lève une jambe et, dans un effort laborieux, lâche une longue caisse mélodieuse qu'il a du mal à stopper avant l'accident de slip.

À découper de la bidoche dix-huit heures par jour, la diététique en prend un coup, et les burritos à la viande épicée qu'il s'enfile depuis une semaine ont une fâcheuse tendance à lui détraquer la boyasse. "

(...)

" Je flotte. Allongé dans mon caisson de régénération, plongé dans un liquide épais, gangue visqueuse brunâtre, mon corps putréfié se retape. Je ne connais toujours pas - et ne connaîtrai sans doute jamais - l'origine de cette mixture dans laquelle nous nous immergeons lorsque nous ne sommes pas en mission.

Tout ce qu'il faut savoir, c'est ce que liquide poisseux ralentit notre décomposition. À dire vrai, " régénération " est un bien grand mot. À ma connaissance, jamais ce liquide n'a fait repousser un membre arraché ou remplacé un œil explosé. Mais ces immersion réparent les petits bobos, durcissent les chairs molles et surtout, font stagner le processus de pourrissement.

Il va falloir vous faire à l'idée que tout ce que vous croyiez savoir sur les zombies n'est la plupart du temps qu'un tissu de conneries alimenté par une sous-littérature et un cinéma de série Z recyclant les mêmes idées reçues et les mêmes clichés. Sachez déjà qu'un zombie, une fois qu'il est rappelé de chez les morts, ne pourrit plus, ou alors trèèèèès lentement. Et ce, grâce à ces cuves dans lesquelles nous baignons en suspension la plupart du temps.

Il est pourtant vrai que nous ne présentons pas tous la même dégaine. Mais l'état de décomposition plus ou moins avancée qui est le nôtre dépend à la fois du talent du thanatopracteur qui s'est occupé de notre décès, et surtout du moment où Wilson nous a ramenés parmi vous. Vous comprenez ? Si Wilson " ressuscite " un macchabée vieux de six mois ou seulement de trois jours, le sujet n'aura pas la même gueule, la même vigueur, les mêmes aptitudes. Il restera en l'état qui était le sien au moment de son retour. "

(...)

" Oubliez vos préoccupations de mortel, vos contingences d'êtres bassement organiques, et mettez-vous dans le crâne qu'un zombie n'a plus aucune de ces préoccupations : nous ne respirons pas, ne dormons pas, n'éprouvons aucune douleur, aucun sentiment, aucune envie et donc aucun manque. Nous ne sommes pas, et ne serons jamais comme vous.

Ah si. Une exception notable. Un besoin que nous partageons, vous et nous. Mais j'aurais l'occasion d'y revenir. "

(...)

" J'ai beau être mort depuis plusieurs mois, j'aime toujours autant me la péter avant de commencer une mission, ça me met en condition. Dommage que Wilson n'ait pas installé une sono, j'adorerais faire mes entrées avec Marilyn Manson à fond les basses. Mais Wilson n'est pas un comique. "

(...)

" - Salut Logan, ça boume ?

La créature massive s'est immobilisée et me dévisage d'un œil torve, la mâchoire tombante. Quand je dis " d'un œil torve ", ce n'est pas qu'une expression, car le dénommé Logan n'a plus qu'un œil, vitreux et recouvert d'une taie blanchâtre. De l'autre côté, une orbite vide et suintante.

- Heurrrrrrrrrrrrrrr.

Là, un éclaircissement s'impose. Dans tous les films de zombies, les revenants, sans exception, marchent de guingois en traînant la jambe, les bras tendus, la gueule tordue, en poussant des grognements à la con. Aucun signe d'intelligence, leur seule motivation étant d'aller bouffer les boyaux encore fumants des habitants du village. Les scénaristes en mal d'inspiration les appellent " rôdeurs " ou encore " marcheurs ".

Eh bien ceux-là, ils existent vraiment. Mais entre nous, on les appelle les golgoths.

Que je vous explique. Contrairement aux clichés véhiculés par Hollywood, il existe deux catégories de zombies : les golgoths et les lieutenants. Quand Wilson ressuscite un macchabée, quels sont ses critères ? Force physique et/ou intelligence. En gros, la plupart des zombies sont des golgoths : au moment de les faire revenir, Wilson les prive de leur intelligence. Les golgoths ne sont ni plus ni moins que de la chair à canon, des monstres-soldats dépourvus de pensée, obéissant à un instinct sanguinaire primaire. Ils ne pensent pas, ne parlent pas, ne décident rien, sont incapables d'une quelconque autonomie. Ils sont la majorité des zombies, ceux que l'on voit dans les films et les bandes dessinées, ceux que Wilson expose au public de temps à autre pour faire diversion. Ce sont des marionnettes pourrissantes, des chiens en putréfaction dressés pour tuer et obéir aux ordres de Wilson. Et à ceux de ses lieutenants choisis.

Car il y a une deuxième catégorie de zombies, nettement moins connue. Des zombies à qui Wilson a laissé leur intelligence. Des zombies capables de réflexion, d'échafauder des plans, de parler, de prendre des décisions. Des morts-vivants doués de raison. Les petits généraux de Wilson, ceux à qui il confie ses missions, ceux en qui il a confiance et à qui il délègue.

Et moi, Orcus Morrigan, je suis un lieutenant. "

(...)

" - Oh putain, des zombies ! Des putains de zombies ! Jésus Marie mère de Dieu, des putains d'enculés de zombies ! Oh mon Dieu ! Mais je vais vous buter tous les deux, tas de merdes ! Attends un peu, putain d'enculé de ta mère ! "

(...)

" Je m'approche d'un cage thoracique ouverte, y fouille d'un doigt négligeant. Cool ! J'arrache un morceau de poumon et m'exclame :

- Au goudron, mon préféré !

Oui, j'avoue un petit faible coupable pour les abats de fumeurs. Ils ont ce je-ne-sais-quoi de brûlé, ce petit goût unique qui me rappelle les barbecues trop cuits du temps où j'étais vivant. Ma madeleine de Proust à moi, quoi.

Je déguste délicatement mon Apéricube... "

(...)

" Deux minutes plus tard, elle est renversée sur une poubelle dans l'arrière-cour du café. Planté entre ses grosses jambes blanches dans le vide, je la bourre méthodiquement. Je lui ai déchiré son chemisier, arraché son sous-tif, et son bide vergeturé tressaille au clair de lune à chaque coup de queue.

Eh oui, étrangement, les zombies ont toujours envie de baiser. Et ils le font plutôt bien si j'en crois les couinements grotesques de la grosse vache que je suis en train de fourrer. Toutes nos autres fonctions vitales sont mortes, sauf celle-ci. Un zombie ne meurt jamais, puisqu'il bande encore.

...

Je redouble d'ardeur et défonce la nécrophile qui hurle comme une démente. Ses longs ongles s'enfoncent dans mes chairs et m'arrachent un lambeau de peau morte. Les yeux révulsés, elle porte la squame purulente à ses lèvres, la lèche, l'avale et l'engloutit.

Putain de tarée...

Elle doit sentir que je suis prêt à jouir. Elle relève la tête et me supplie :

- Sur mes seins... Jouis sur mes seins !

S'il n'y a que cela pour la contenter.

Je me retire, grimpe sur le couvercle de la poubelle, m'empoigne le sexe et le secoue au-dessus de ses deux affreux nichons qu'elle comprime comme une offrande. Je pousse un cri rauque et me libère, éjaculant un long jet d'asticots noirâtres qui tombent en cascade grouillante sur ses tristes loches.

Il lui faut un instant pour réaliser que ce qu'elle sent couler sur ses nibards flasques, ce n'est pas du foutre. Elle relève la tête et contemple incrédule, les larves visqueuses ramper sur ses chairs. La connexion s'opère alors. Elle comprend, puis refuse l'inacceptable. Elle pousse un long hurlement. Un hurlement d'hystérique, yeux révulsés, cherchant frénétiquement à se débarrasser des vers qui lui entrent déjà sous la peau.

Je lui adresse un clin d'œil et mon plus beau sourire putréfié. Elle hurle de plus belle, mais dans la Gamelle du Diable, personne ne réagit plus aux hurlements. C'est le lot quotidien du Crypt Tales. Je me rajuste tranquillement sous les cris hystériques de la pauvre fille. Je n'ai même pas besoin de l'égorger. Elle vient de sombrer définitivement dans la folie, et c'est le pire des châtiments. "

Coucou ! C'est nous !

Coucou ! C'est nous !

MA NOTE : 4.5 / 5
-> Bienvenue à Zombieland pour un massacre en bonne et due forme ! Du sang, du cynisme, de la violence, du cul, du bien & du mal ! Un nouvel héros est né, et il va faire vachement d'ombre à Edward Cullen et tous ses copains de pacotille ! On aime ou on n'aime pas, nous on a vachement aimé, et on aimerait juste dire que ce fut trop court !

Une lecture pop-corn pour se détendre (ou commencer un régime sans viande), pour se payer une bonne tranche de rigolade. Maxime Gillio parvient avec brio à donner un nouveau souffle et à renouveler la thématique du zombie, qui - il faut bien l'avouer - s'essouffle depuis quelques années.

Certain(e)s trouveront certaines scènes choquantes. Chacun est libre d'interpréter comme il le souhaite en fonction de son vécu, de ce qu'il aime lire etc... C'est trash, barge, déjanté, mais comme dans les films de série Z c'est pas à prendre au sérieux. Hé ! Ho ! C'est une fiction, hein ! Pis un zombie c'est tout sauf kawaï et tout mimi !

Finalement, Orcus Morrigan n'est ni bon, ni mauvais, il a sa propre ligne de conduite à laquelle il reste fidèle. Ça, on ne peut pas le lui reprocher. Un homme qui finalement a été bouffé, gangrené par le système, qui a pu obtenir une seconde chance, et qui s'efforce, depuis, de trouver sa place dans ce monde impitoyable. Je salue l'originalité dont fait preuve Maxime Gillio concernant les zombies, et puis celle à propos du Vieux Barbu et du Cornu. Puisque tout récit est basé sur un système manichéen c'est toujours cool de voir ce système prendre un p'tit coup de jeune !

En attendant, je reste persuadée que les plus téméraires d'entre vous - ceux qui se risqueront à ouvrir Manhattan Carnage - ne resteront pas indifférents. J'en mettrais ma main à couper (si seulement je n'y étais pas très attachée). " Pas de bras, pas de chocolat ", et comment continuer à vous livrer mes chroniques avec une main en moins ? Bah oui... réfléchissez un peu par pitié !

Mais sinon, c'est quand que tu reviens Orcus ?

Orcus Morrigan reviendra dans de nouvelles aventures (teasing à la fin de MANHATTAN CARNAGE), et devrait s'intituler CERTAINS L'AIMENT FROID. Date de sortie inconnue pour l'heure (mais on l'espère quand même dans pas trop longtemps !)

Orcus Morrigan reviendra dans de nouvelles aventures (teasing à la fin de MANHATTAN CARNAGE), et devrait s'intituler CERTAINS L'AIMENT FROID. Date de sortie inconnue pour l'heure (mais on l'espère quand même dans pas trop longtemps !)

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