Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

01 Apr

" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Alcôves

" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)

Rien qu'à lire le titre et à voir l'angoissante couverture de Bertrand Binois, j'étais sceptique. Pire encore, j'avais peur quant à la teneur en hémoglobine canine (et autres actes de cruauté) que j'étais susceptible d'y trouver à l'intérieur... Oui, je suis un paradoxe (comme beaucoup de mes congénères) : autant ça ne me fait rien (de lire) la torture, la mort d'un être humain, autant quand on s'en prend au règne animal (et je parle même pas de la nature), je vois rouge et ai à mon tour envie de devenir une human killer vengeresse.

J'ai aussitôt exprimé mes craintes à l'auteur directement lors du Canard Policier de Dainville (en Janvier dernier) et il a eu l'art & la manière de me rassurer, en arguant que son dernier roman (celui-ci en l'occurrence) avait suscité une grande émotion (et peut-être l'attribution d'un prix) chez une association/organisation militant en faveur de la défense des chiens (je ne sais plus laquelle par contre). Ces deux derniers mois, j'ai aussi eu l'occasion - en attendant de pouvoir le lire - de voir fleurir sur le web quelques chroniques & avis dithyrambiques à propos de Cette personne qui n'aimait pas les chiens.

Alors : était-ce fondé ou pas ?

Avant d'y répondre plus en détail, prenez donc connaissance de ce cher bon vieux pitch !

-> " Un chien crucifié, près d'un clochard qui lit.

Le nom d'un ancien flic sur la médaille du collier.

Un détective privé, dépressif, et sa jeune secrétaire disparue.

Un policier impitoyable...

Et la folie de l'être humain. "

L'auteur de 666e kilomètre frappe ici très fort, livrant un roman noir peuplé de personnages aussi troublés que touchants.

En ouvrant le livre, j'ai aussi très vite eu peur en découvrant cet étrange calendrier (qui désormais n'a plus de secrets pour moi ^^) : peur de ne pas comprendre, que le récit soit trop dense, avec trop de personnages etc... Sûr qu'en prenant le livre en main, on ne peut que s'interroger... à moins que ce calendrier se trouve en début de roman uniquement dans le but de noyer le poisson (non pas d'Avril même si nous sommes précisément le 1er Avril aujourd'hui).

" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)
" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)

Finalement, et je ne vais pas faire perdurer le suspens plus longtemps car je ne suis pas d'humeur sadique aujourd'hui, j'ai été très agréablement surprise par ce roman. Du début à la fin. Je ne m'étais pas imaginée une œuvre aussi riche et intelligente. On rentre très vite dans l'action même si la première scène, qui se passe dans un foyer pour déficients mentaux - Les Libellules - près de Douai, m'a sacrément interloquée. Peut-être parce qu'on est pas habitué à découvrir ce milieu très particulier et difficile dans la littérature en générale (sans doute encore moins dans un livre noir), autant pour ses résidents que pour le personnel qui y travaille. Et je ne parle pas des quantités d'autres situations, endroits, réflexions qui m'ont chamboulée. Parce que le livre ne suit pas forcément un ordre chronologique (ce qui n'est pas un frein à sa lecture pour autant), je ne sais pas quel ordre suivre pour vous parler de ce très beau voyage. Allons-y au feeling !

-> C'est l'histoire d'un gars qui n'aimait pas les chiens...

" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)
" Cette personne qui n'aimait pas les chiens ", de Michaël Moslonka (2015)

Et je dirai même plus que c'est l'histoire de plusieurs gars qui n'aiment pas les chiens. Comme le dit le vieux dicton " qui n'aime pas les bêtes n'aiment pas les hommes "... et c'est malheureusement de cela qu'il s'agit ici... Enfin, pas que de ça non plus, hein !

Le Nord-Pas-de-Calais, dans son triangle Arras-Béthune-Douai, est en émoi en cette année 2012 : des cadavres de chiens affreusement mutilés sont retrouvés deci delà. Tantôt torturés, découpés, enlevés... bref, si bien qu'une théorie émerge très vite : Jack l'Équarrisseur sévit. Planquez vos clébards ! Sénéchal, flic de seconde zone prenant très à cœur sa mission de justicier des temps modernes est sur le coup à Arras, et il entend bien percer le secret de ce meurtre auquel il a été confronté avec cet énigmatique SDF - dit le Liseux - retrouvé en train de lire comme si de rien n'était au fond d'une ruelle avec un chien crucifié, les tripes à l'air, à côté de lui.

À Béthune, David Virgile Blake (de son vrai nom) est détective privé et accessoirement dépressif (et drogué, affectionnant particulièrement le mélange vin blanc + codéine). Avec Cerise, sa secrétaire, ancienne escort-girl, surnommée la Fille-Loup, il mène une routine imperturbable jusqu'au jour où une frappadingue débarque pour lui demander d'enquêter sur la disparition d'un chien. Le détective s'en débarrasse manu militari jusqu'à ce que, peu de temps après, sa chère Cerise disparaisse à son tour sans prévenir... Pendant ce temps-là, les cadavres de chiens s'accumulent, de même que se croise une multitude de personnages, tous liés les uns aux autres.

Résumer Cette personne qui n'aimait pas les chiens n'est pas chose aisée tant on suit plusieurs récits/histoires parallèles qui finissent tôt ou tard par se croiser... Le fil d'Ariane se dédouble en une multitude de doublons qui nous amènent inexorablement au centre du labyrinthe. De là, la sortie n'est plus très loin, la lumière au bout du tunnel quoi...

-> Une galerie de personnages torturés, loufoques... et étonnants

Titre qui figure dans la B.O. du livre - et qui est de circonstance !

C'est ce que je trouve le plus déroutant dans ce roman hybride, atypique & fort : cette galerie de personnages incroyables ! Comme le dit la 4ème de couv' oui, ils sont (très) troublés mais malgré tout touchants (enfin, pas toujours dans le bon sens, quoi que...). Et cet humour noir qui est très présent, parfois même glaçant (le chapitre 28 " Jack " est juste une tuerie !!! Drôle, gerbant, grinçant, profond, fort... waouh !!!)

Ce sont aussi des personnages doubles : on a l'impression que l'auteur part de stéréotypes ou de caricatures pour faire évoluer ses personnages, les amener à quelque chose qu'on n'attend pas du tout : la fliquette arabe dominatrice et dure, le détective dépressif et suicidaire qui n'est sensé aimer personne, le journaliste black homo, le petit flic minable qui se prend pour l'inspecteur Harry et se sent investi d'une mission divine, l'assistant du détective - Rantamplan - au faciès de chien mais encore plus fidèle qu'un cleps, la jeune secrétaire excentrique intrépide, le psy peureux, le SDF manipulateur... une liste très très longue et des personnages que j'ai aimé côtoyer et voir évoluer pour me surprendre. Ils sont, chacun à leur manière, un reflet de notre société moderne. Ils dégueulent de vérités terribles sur l'humanité, le sens de la vie.

-> " Le fond et la forme, déforment et défont. De vices de forme en lames de fond, la folie des hommes chante à l'unisson... " (Le fond et la forme, © Lofofora)

Je parle du fond & de la forme parce qu'ici ils sont vraiment à égalité, l'un servant l'autre et vice versa. Michaël Moslonka tisse à merveille les mots, les situations, les ambiances, le sens caché, les réflexions profondes et métaphysiques sur la condition humaine (mais pas que). Même si on pourrait se laisser aller au pessimisme quant à l'avenir de l'Homme, il n'en reste pas moins que dans toute cette noirceur presque poétique, il réussit le miracle de nous redonner un peu d'espoir, de foi en l'être humain.Tout n'est pas noir, ni blanc, mais tout est une question de nuances, d'état d'esprit. Et de volonté. Je trouve que Cette personne qui n'aimait pas les chiens est une jolie ode à la vie, et au respect du vivant même si pour y arriver il passe par un voyage infernal. Ce qui me fait penser à l'une des nombreuses références dont est truffé le roman, à savoir La Divine Comédie de Dante. J'ai un peu l'impression d'avoir traverser plusieurs des Cercles de l'Enfer. Et passé le prologue, l'ultime chapitre m'a carrément scotchée. Car alors que je me demandai ce qu'étaient advenus plusieurs personnages, commençant déjà à pester sur le fait que l'auteur nous laissait pantois à ce sujet, je me suis pris un gros coup de poing dans le bide avec les dernières pages. Je n'en dirai pas plus, mais un très beau cliffangher. Le dénouement me donne même l'impression d'avoir été particulièrement soigné et mijoté, à la différence de ces livres où le dénouement paraît bâclé ou en demi teinte, là ça n'est absolument pas le cas donc chapeau à Monsieur Moslonka !

Comme je l'évoquais plus haut, la plume de l'auteur est délicieuse. C'était mon premier roman de ce dernier et ça ne sera pas du tout le dernier (ouh ! la vilaine répétition ou le jeu de mot pourri - au choix ^^).

Et une seconde découverte musicale (provenant du roman) ! Une découverte pour moi (enchanteresse et de circonstance, encore une fois ! ^^)

< EXTRAITS >

" - L'homme aime le chien..., marmonne Betty, ses rides prenant, un instant, le pli de l'amer. Nous sommes seuls sur cette planète de hasard... Parmi toutes les formes de vie qui nous entourent, pas une, sauf le chien, n'a fait alliance avec nous... " (référence à Maeterlinck).

(...)

" - Vous ne souhaitez pas enquêter ?

La figure de Blake devient un masque grimaçant d'animosité contenue.

- Je n'ai pas pour vocation de m'occuper des chiens, Madame, articule-t-il avec difficulté.

Sous le bureau, ses mains sont agrippées à ses genoux. Il déteste le genre canin ! Ces bestioles lui rappellent le sexe féminin : une espèce avide d'enfants, de virilité et de fidélité. Le voici à deux doigts de hurler.

- Justement, réitère Hypoline Bilantier, en amorçant un retour de la photographie vers lui. Il n'y a aucun chien au bout de la laisse. Le tueur qui a sévi à la fin décembre, ça vous dit quelque chose ? Maintenant, il les kidnappe, ces pauvres bêtes...

- MAIS JE M'EN TAPE ! JE LES HAIS VOS CANIS LUPUS FAMILIARIS ! ET JE CONCHIE VOTRE SALE CLÉBARD INVISIBLE ! "

(...)

" Les objets sont doués d'une vie propre, surtout ceux bourrés d'électronique. Un beau jour, tous ces bidules se révolteront et la Terre sera enfin débarrassée des êtres humains. En attendant... "

(...)

" De toute manière, le bon choix, comme le mauvais, ne sont que des illusions entretenues par les juges du quotidien. "

(...)

" Blake observe un d'un œil éteint la barmaid qui s'approche. Une blonde pomponnée comme pour le premier bal, plutôt attirante. Le charme se rompt dès qu'elle ouvre la bouche.

- Évitez d'nous faire comme l'année dernière ! lui dit-elle d'une voix criarde aux intonations poissardes.

Une pâle lueur de cynisme éclaire le regard morose du détective.

À croire que la fermeture des mines, la délocalisation des usines et la bière made in Aldi n'affectent pas seulement la qualité de vie de ces gens, mais aussi leur langage..., médit-il. "

(...)

" Des étincelles brillent dans les yeux de Cerise. Qu'est-ce qu'elle adore cette ville ! La saleté qui se mélange à la beauté des façades, les bâtiments au passé historique qui côtoient les magasins à l'allure ostentatoire ou à la vitrine en désuétude. Et tous ces gens ! Ceux qui se pressent, ces autres qui préfèrent prendre leur temps. Les classes modestes et la populace de bas étages fréquentent la bonne bourgeoisie, avec, au milieu de ce jeu de quilles social, l'impétuosité de la jeunesse et la présence des marginaux en tous genres. " (NB: on parle de Douai)

(...)

" - Pitié ? aboie-t-elle. Donne-moi une bonne raison de ne pas me venger de toi et de ta race, espèce d'humain ! "

(...)

" Tout ce qui ne m'a pas tué, ne m'a pas rendu plus fort, mais plus détestable... "

(...)

" La crise, le chômage, l'augmentation des frais de la vie courante, la morosité ambiante, voilà ce qui mine la population. Voilà ce qui nourrit les déviances, telle que l'intolérance vis-à-vis de tout, de rien, et surtout des autres. Cette hypersensibilité altère la raison des gens sans histoires. "

(...)

" Satanée existence ! Où que j'aille, le destin m'attend toujours au coin de la rue... "

(...)

" À l'époque où il fantasmait sur l'idée qu'être flic consistait en un épisode de Starsky et Hutch, juste avant d'aller s'enterrer à Auchel, il a découvert une étude sur la psychopathie. Cette étude expliquait que quatre-vingt-dix pour cent des psychopathes réussissaient à vivre tranquillement parmi les gens normaux, occupant le plus souvent des postes dans la politique ou les finances. Rien d'étonnant en soi : les cols blancs ont depuis longtemps prouvé leur mentalité de prédateur. Des prédateurs intégrés à la perfection dans la société, muselés par des codes sociaux qu'ils ont accepté d'adopter, mais pouvant satisfaire leurs bas instincts en toute légalité. Contrairement à leurs congénères ratés : ces tueurs en puissance dont regorgent les thrillers. "

(...)

" De nos jours, les gens se moquent des autres ! voilà ce que lui dit Juliette Sénéchal-Maurice. D'ajouter : Je ne parle même pas de leur courage. Ces égoïstes préfèrent baiser les yeux ou tourner la tête en cas d'ennui. Les héros n'existent plus ! Une bonne guerre remettrait tout ça en place, crois-moi, mon fils ! Heureusement que tu existes... "

(...)

" J'ai attrapé une saleté de maladie. Une maladie mortelle, sexuellement transmissible : la vie. "

(...)

" J'expliquais que le Code Civil considère les bêtes comme des objets et non comme des êtres vivants, contrairement à l'article 521-1 du Code Pénal. Je vous le cite, d'ailleurs : Le fait d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. "

(...)

" L'être humain est-il si mauvais que cela ? Je le crois... Au plus profond de lui-même, il est égoïste et méchant. Comme le disait Freud, notre civilisation n'est qu'une mince couche de vernis qui recouvre notre barbarie. Ce vernis se fragilise avec le progrès, au lieu de se voir renforcée par celui-ci. L'Homme s'individualise jusqu'à l'égocentrisme, il se coupe des autres. Je considérais le chien comme la seule créature capable de le sauver. Car il reste fidèle à l'Homo Sapiens, qu'importent les traitements que ce dernier lui inflige. Le chien est le gardien de nos civilisations à l'instar de son homologue dégénéré, le cerbère qui protège les neuf cercles de l'Enfer... (...) À la mort d'un chien, les réactions suscitées sont fascinantes. Certains y sont insensibles, alors que l'animal est, par définition, plus faible que nous. D'autres pleurent sur son sort tandis qu'ils se moquent du décès d'êtres humains. Qu'on le veuille ou non, cette bête est liée à nous. "

(...)

" Car l'être humain n'est qu'une machine. Une machine vivante certes, composée de chair, d'os et de pensées, néanmoins, une machine. Et, derrière toute sa complexité mécanique se cache l'âme. L'origine des émotions. L'émotion originelle ! Si cette émotion originelle était correctement utilisée, cela ferait de l'Homme un être sensible réagissant en être sensé... "

(...)

" Regardez nos contemporains, regardez-les tous autant qu'ils sont ! Ils transpirent la médiocrité ! Les traits de leur visage ne sont pas la marque de la Bête, mais de la bêtise ! Leur faciès a été façonné par leurs sentiments hypocrites, par leur étroitesse d'esprit et leur petitesse ! (...) La beauté de l'Homme s'est déformée à force de regarder son nombril, son propre intérêt, sa carrière, sa télévision, son baril de lessive ! Ce qui est connu, ce qui ne l'effraye pas ! Et comment réagissent-ils lorsqu'on tue ? " Flinguez le responsable ! décrètent-ils. Lynchez-le ! Rétablissez la peine de mort. " Ou, pour les plus ouverts d'esprit : " emprisonnez-le à jamais ! " Le mécréant n'a pas le droit de tuer, de torturer ou de violer ! Mais eux ? Oui, alors ! Ils ont légitimité à violenter et à massacrer. À l'instar de l'objet de leur courroux qui, lui aussi, est convaincu d'être dans son bon droit ! "

La photo parlant d'elle-même (enfin, j'espère), nul besoin de vous préciser de qui il s'agit...

La photo parlant d'elle-même (enfin, j'espère), nul besoin de vous préciser de qui il s'agit...

MA NOTE : 5/5

Une virée très agréable dans l'Enfer du 62 (Comment ça c'est pas crédible ? Si, si ! Z'avez qu'à le lire ! )

-> J'ai longtemps hésité entre le 4.5 et le 5, parce que la cruauté infligée aux chiens m'a bien mise en colère. D'où mon avertissement : personne sensible faites attention ! Mais je mesure maintenant la nécessité d'être passé par cela (pour l'intrigue), et je reste persuadée que l'auteur est un grand amoureux des chiens (enfin, j'espère aussi ^^).

Plus sérieusement, malgré le côté gore et très noir, Cette personne qui n'aimait pas les chiens reste un livre très lumineux : il brasse les ténèbres de la folie humaine, de l'humanité pour mettre en lumière ce qui doit être essentiel - autrement dit l'amour de la vie. Mais aussi, il met le doigt sur ce qui ne va pas dans notre société.

Je ne me suis pas ennuyée du tout (à part lors de l'évocation d'un certain milieu mafieux marseillais auquel je reproche quelques longueurs, résultant principalement d'une question de goût personnel). Oui, l'homme est une belle saloperie, capable du pire, mais il y a des exceptions, et Michaël Moslonka le met magnifiquement en relief.

Un livre qui fait réfléchir, qui divertit, qui est remarquablement bien écrit (ce vocabulaire fleuri sur le genre canidé - tout au long du roman - est juste incroyable, et tellement riche !), dans lequel le suspens est habilement maîtrisé, où le noir & l'humour noir s'aiment passionnément... qu'attendez-vous pour vous jeter dessus ?!

Une fois encore, je reste très admirative quant aux choix éditoriaux des Éditions Fleur Sauvage qui proposent beaucoup de variété, beaucoup de belles plumes, d'univers originaux. J'ai même envie de dire que ça va même au-delà de la symbolique de la fleur sauvage : ce sont des univers qui rejettent la banalité, la médiocrité, et qui cultivent l'anticonformisme. De tels choix éditoriaux sont, de nos jours, rares, et il est important de le crier haut et fort. Parce que dans ce monde noyé par la capitalisme, le fric, les chiffres & les statistiques, les effets de modes & de buzz, quand on a une équipe de passionnés & d'auteurs talentueux gagnant à être (re)connu davantage, bah comme le dit si bien Sam Gamegie dans Le Seigneur des Anneaux de Tolkien : (quand) " il y a du bon dans ce monde Monsieur Frodon, (et) il faut se battre pour cela ".

C'est incontestablement pour moi un ovni littéraire : je n'ai jamais rien lu de tel (à ce jour), et j'aime quand un livre me bouscule autant, me fait sortir de ma sphère de confort, de mes habitudes. De plus, l'action se situant dans une région que je ne connais que trop bien, cela ajoute encore plus à la stupeur générale (mais ça n'est qu'une pointe de détail). Je ne vois pas grand chose à reprocher, et concernant ce qui est à encenser, je pense en avoir dit bien assez. Le reste c'est à vous de le découvrir et j'espère sincèrement que ce voyage vous enchantera. C'est dans les ténèbres qu'on trouve la lumière. Oui. Je sais c'est abstrait mais j'me comprends ! ^^

Et pour finir sur une note joyeuse et loufoque, mon petit cerbère se joint à moi (à travers une création graphique personnelle) pour vous délivrer ce petit message... Michaël : merci de ne pas avoir torturé de petit bouledogue. Car là je crois que je t'en aurais voulu énormément !!! ^^

Et pour finir sur une note joyeuse et loufoque, mon petit cerbère se joint à moi (à travers une création graphique personnelle) pour vous délivrer ce petit message... Michaël : merci de ne pas avoir torturé de petit bouledogue. Car là je crois que je t'en aurais voulu énormément !!! ^^

Commenter cet article

À propos

Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...