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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

14 Feb

" Le Carnaval aux Corbeaux " (tome 1: Le Nibelung) d'Anthelme Hauchecorne (2016)

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Alcôves

" Le Carnaval aux Corbeaux " (tome 1: Le Nibelung) d'Anthelme Hauchecorne (2016)

Il existe des artistes, en particulier des écrivains, dont on sait d'emblée (juste en quelques clics, quelques rapides recherches) qu'on sera conquis, subjugué par leur univers si atypique... Anthelme Hauchecorne est de ceux-là. Un univers unique, incroyablement riche, truffé de références divines mais qui possède néanmoins une patte caractéristique et un univers original, et une plume... absolument virevoltante et délicieuse !

Le Carnaval aux Corbeaux, sorti il y a tout juste quelques jours, est un ouvrage, en soit incroyable, et qu'on a grand plaisir à feuilleter ! De par son format atypique, entre le livre de contes et le grimoire, il est truffé d'illustrations (réalisées par les brillants Loïc Canavaggia et Matthieu Coudray) qui égaillent chaque chapitre, et bien plus encore. La mise en page, le grain du papier, la typographie, tout invite au rêve, à l'évasion, nous plongeant avec délices dans un univers onirique empli de poésie (bien que s'ancrant résolument dans notre époque). Rien qu'à le manipuler, à le regarder, ce livre est une pure merveille...

Mais, de quoi parle-t-il ?

-> " Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal.

Claquemuré dans sa chambre, il s'adonne au spiritisme. À l'aide d'une radio cabossée, il lance des appels vers l'au-delà, en vue de contacter son père disparu.

Jusqu'à présent, nul ne lui a répondu...

Avant ce curieux jour d'octobre.

Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s'installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savant long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludvig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l'héritage de son père.

À la lisière du monde des esprits, l'adolescent hésite...

Saura-t-il percer les mystères de l'Abracadabrantesque Carnaval ? "

Le Manoir Schaeffer, de Matthieu Coudray

Le Manoir Schaeffer, de Matthieu Coudray

Nous sommes en Alsace, au bord de la Forêt Noire, dans la petite ville "désuète" de Ribenheim. Désuète et atypique car on y trouve un manoir typiquement lovecraftien, dans lequel vivent le jeune Ludwig & sa mère, Julia, locataires d'un étage, le manoir appartenant à l'horrible vieille veuve Schaffer... le genre de proprio qu'on aimerait pas avoir.

Désuète aussi parce que le collège de Ribenheim se trouve sur une petite île qui, jadis, abritait un monastère. On pense alors à Poudlard... Mais moderne en même temps car l'action se déroule de nos jours.

-> Ludwig est un adolescent rêveur. Obsédé par la disparition soudaine et mystérieuse de son père, Charles Poe, lors de sa naissance, il essaye depuis toujours de découvrir la vérité. Sa mère en a fait un sujet tabou, d'où l'obstination de l'ado... Tout comme son père, Ludwig est un artiste. Alors que Charles Poe était réputé pour peindre des toiles pour le moins originales, Ludwig a le dessin dans le sang, mais ça mère ne l'entend pas ainsi. Du coup l'enfant, à ses heures perdues, a développé la douce obsession d'essayer de communiquer avec l'au-delà au moyen d'un transistor déglingué. Le jeune garçon est ami avec Gabriel Grimm, issu d'une illustre famille qui n'a désormais d'illustre que le nom, fauchés que sont les parents Grimm. Gabriel est passionné d'histoire, de légendes, de folklore et son amitié avec l'étrange Ludwig (pas très populaire au collège) n'aide pas le timide gamin à s'intégrer. Un jour d'octobre, Ludwig enchaîne les galères, presque contre son gré : c'est le début d'une réaction en chaîne qui va précipiter Ribenheim dans un chaos sans nom, alors qu'un étrange " cirque " déboule en ville, la veille de la Totenwoche (ou Halloween si vous préférez), le moment de l'année où la frontière entre les deux mondes (celui des vivants et celui des morts) se rompt brièvement...

" La Parade d'Octobre " & " L'Abracadabrantesque Carnaval " de Loïc Canavaggia
" La Parade d'Octobre " & " L'Abracadabrantesque Carnaval " de Loïc Canavaggia

" La Parade d'Octobre " & " L'Abracadabrantesque Carnaval " de Loïc Canavaggia

Que dire de ce livre si incroyable ?

La lecture de cet ouvrage suscite tant de choses... en faire une chronique brève et juste me semble très compliqué pour le coup... ^^

Déjà, le livre est classé " young adult " : j'ai envie de rectifier en disant : young + adult. C'est un livre qui, pour moi, est inter-générationnel : ils s'adressent aux jeunes comme aux adultes qui ont conservé leur part d'enfant. Alors bien sûr, pas les tous jeunes non plus, car certains passages sont très sombres et crus. Mais en même temps, bien que l'intrigue s'amuse à nous faire peur, à nous faire frissonner, on est pas pour autant dans du gore. Le propos est toujours amené, par l'auteur, avec une grande finesse et beaucoup de poésie.

Oui, la poésie, parlons-en ! Déjà les noms des personnages renvoient à d'illustres artistes & éléments de folklore/légendes (je ne citerai, pour exemple, que les suivants : Grimm, Charles (Baudelaire), Poe (Edgar Alan), Gauvain...). Je crois bien n'avoir encore jamais lu une telle plume : maniant la poésie, la finesse, l'originalité, la légèreté, le sens du suspens & du merveilleux avec autant de talent ! Et pourtant, j'en ai lu... J'ai l'impression (que ce soit à travers l'écriture et l'univers du livre) d'être face à un ouvrage résolument moderne mais empreint de nostalgie (via la symbolique également). Une plume d'aujourd'hui mais qui rend hommage à de grands poètes d'antan tout en se distinguant de leurs pattes. Il n'est pas aisé de faire ce grand écart sans paraphraser ou trop se rapprocher du modèle. Pierre Pevel le fait avec brio, Stephen King également dans son genre... Anthelme Hauchecorne est de ceux-là, un grand nom à surveiller de très près, et qui mérite vraiment de figurer parmi les plus grands de notre époque.

J'en veux pour preuve, l'originalité de cet ouvrage qui rend un magnifique hommage aux univers des légendes, du folklore. Je citerai la Totenwoche, mais pas que...

De plus, il est des mots qui reviennent régulièrement et qu'on se plaît à redécouvrir, comme " claquemurer ". Mais il y a d'autres inventions propres à l'auteur comme la sombrécume, un nécrochimiste, un limbologue, les Louables Lices de Liesse, la Margelle aux joies gelées, le Train-train à Trou-trouille et beaucoup d'autres. Avouez que ça donne quand même envie d'en savoir plus, non ?

Illustrations de Loïc Canavaggia
Illustrations de Loïc Canavaggia
Illustrations de Loïc Canavaggia

Illustrations de Loïc Canavaggia

Ah, quel bestiaire n'empêche ! Des créatures à la fois onirique mais tellement cauchemardesques ! D'ailleurs, certaines semblent être les dignes consoeurs de celles de Lovecraft ! Et même pire encore ! Mais le tout est régulièrement saupoudré de merveilleux, le merveilleux propre à l'enfance. Oui, l'enfance, car le Carnaval aux Corbeaux traite, entre autre, du douloureux passage de l'enfance à la vie d'adulte. Violent, implacable, qui demande un courage inébranlable, un sens du sacrifice certain, et beaucoup de générosité, d'altruisme. C'est cette douloureuse épreuve que nos deux comparses, Gabriel & Ludwig vont vivre ici.

Mais on peut aussi y voir que l'enfance comporte bon nombre de traumatismes, qu'ils soient dits, assumés ou inconscients. À travers l'univers onirique et cauchemardesque de l'Abracadabrantesque Carnaval, Anthelme Hauchecorne nous peint un vibrant hommage, à la fois poétique et noir, aux foires d'antan, ces carnavaliers, ces artistes distillant rêves & paillettes pour petits & grands enfants. Mais à travers cela, il évoque aussi des thématiques très intéressantes comme la vengeance (jusqu'où aller ? Et quand bien même, le jeu en valait-il la chandelle ?), le poids d'un héritage trop lourd à porter, les faux-semblants, les vrais monstres (sont-ils les plus effrayants au final ?), l'enfance révolue et l'importance des souvenirs, des reliques que l'on conserve... bref, Le Carnaval aux Corbeaux est une mine inépuisable de thématiques aussi intéressantes les unes que les autres, une ode à rêver, une source de frisson délicieuse...

Illustrations de Loïc Canavaggia
Illustrations de Loïc Canavaggia

Illustrations de Loïc Canavaggia

Le tome 1, le Nibelung, est la première partie d'un diptyque, dont la suite devrait ravir celles & ceux qui auront été enchanté par la lecture de ce Carnaval aux Corbeaux. Alors que ce tome-ci concerne la Totenwoche - la Samhain, le second tome portera sur Yule et la magie de l'hiver. Un véritable régal en perspective !

Parce que oui, dénouement il y a ici mais avec un cliffangher de malade, qui va mettre notre patience à rude épreuve.

Le Nibelung, qu'est-ce donc ? L'auteur y répond en partie mais il reste beaucoup de zones d'ombres... l'histoire n'est pas finie. Et l'Elivàgar ? Quels mystères nous réserve le long fleuve des morts, point de passages entre tous les mondes (et ils ne sont pas que 2...). Autant vous dire qu'on a pas fini de baver. Car nous sommes en présence d'un univers très riche, d'une conception du royaume des morts originale.

Enfin, les références sont légion : j'ai pensé à pas mal de choses (sans jamais crier au plagiat, attention !) : Harry Potter & la Coupe de feu, Terry Pratchett (et je ne peux pas vous dire pourquoi car ça spoilerait trop), à Tim Burton, à Coraline de Neil Gaiman, à Lovecraft, à Autremonde de Maxime Chattam, enfin à Baudelaire & Poe pour le côté " poétique "... mais je suppose qu'il y a un tas d'autres références auxquelles je n'ai pas pensé.

" The Wish " de Theodore Von Holst (figurant parmi les illustrations du livre)

" The Wish " de Theodore Von Holst (figurant parmi les illustrations du livre)

< EXTRAITS >

" Ludwig est convaincu que les morts tentent de communiquer avec les vivants, mais ces derniers, accaparés par des préoccupations aussi assommantes que leur emploi ou leur poids idéal, négligent de les écouter. Grave erreur, les défunts auraient beaucoup à nous apprendre. Pire, peut-être veulent-ils nous prévenir d'un danger imminent ?

L'ado guette leur message, désespérément. Hélas, les morts ne se confient pas au premier venu, ils ont des exigences. Ludwig s'est renseigné, il a étudié les biographies de centaines de médiums. Surtout, il s'est épuisé la vue sur leurs portraits. De leur observation, il a tiré des conclusions. Chez leurs interlocuteurs, les esprits semblent attirés par les cheveux en bataille, le teint pâle, de gros cernes. En revanche, ils fuient les muscles, les fossettes et les grands pieds.

Surtout, les revenants raffolent de gens bizarres doués d'imagination, des tonnes d'imagination. Ils adorent que l'on gribouille, que l'on chante faux, que l'on danse à s'en ficher le tournis. Aussi étrange que cela paraisse, les morts adorent la vie et les arts, ils cherchent des cervelles un peu fêlées à inspirer. "

(...)

" Je suis le Roi des ombres, Prince rouge au gris royaume.

J'effraie le loup, je mange tout, je charme les enfants.

Affamé, sans bouche ni poumons, toujours fumant.

Je te protège. Mais si tu me touches, gare à ta paume.

Je me dévore moi-même, mes dents mordent comme le vent.

Qui suis-je ? "

(...)

" Certains secrets doivent demeurer en terre, telles des plaies profondes sur lesquelles l'oubli passe son baume. "

(...)

" - Oyez, oyez, grésillent les boomers, Damoiselles et Damoiseaux, Aïeux et Jouvenceaux, rendez-vous sur la Grand-Place aux dernières lueurs du jour pour un spectacle inoubliable ! Au sixième coup de la sixième heure, nous vous régalerons de visions qui vous hanteront jusqu'à votre lit de mort... Oyez, oyez, l'Abradacabrantesque carnaval est arrivé ! Joyeux jour de joie où tous vos vœux seront réalisés... "

(...)

" Des voix émergent subitement de la brume. Une musique lugubre flotte dans les rues, une voix tonitruante surprend le public.

- Oyez, oyez, bon peuple de Rabenheim ! Merci d'être venus si nombreux assister au réveil de l'Abracadabrantesque carnaval ! Un spectacle qu'il ne vous sera donné qu'une fois d'admirer !

Des silhouettes grotesques se dessinent, certaines géantes, d'autres lilliputiennes. Elles semblent flotter au ras du sol en cortège de carrures dépareillées, tantôt massives, tantôt faméliques. Dans la brumaille luisent les regards jaunes des forains, prunelles d'une meutes de loups, constellation d'étoiles animées d'une faim sidérale... "

(...)

" - Ces splendides créatures m'obnubilent, confesse le gnome. Les arachnides et moi avons tant en commun : notre minutie à confectionner de subtiles attractions dont le public reste captif. Tisser de la magie à partir de rien, voilà le maître talent de tout bon forain.

Le nain caresse les pattes de sa mygale d'ébène.

- J'adore la vermine, soliloque-t-il.J'aurais pu aimer les enfants, mais je leur préfère les insectes. Enfants ou insectes, j'ai dû choisir entre l'un ou l'autre de ces exquis parasites. Encore qu'il existe des similitudes, il y a de la larve en chacun d'eux, du cocon qui ne demande qu'à éclore. Bestioles et mioches sont éphémères. Les premiers meurent, les seconds pourrissent jusqu'à devenir adultes... "

(...)

" Ce que le royaume des trépassés prenait, jamais il ne le rendait. "

(...)

" Ce que le carnaval donne d'une main, de l'autre il le reprend. "

(...)

" Certains mots pèsent lourd, il faut de la cervelle pour faire contrepoids. "

(...)

" La vieillesse est un champ de bataille, où se dressent les ruines de l'enfance. "

(...)

" Lorsqu'un artiste crée, son imagination vagabonde. Bravant les abîmes, son esprit vogue à la dérive tel un navire aux cales pleines de songes. Il écume le néant, entrevoit des rivages hors d'atteinte. De ses périples, il ne rapatrie pourtant qu'un maigre butin, de la poudre de rêves dispersée au matin. Néanmoins, en de rares occasions, il advient qu'un trésor se cache dans sa cargaison, que des puissances inconnues se faufilent dans ses soutes pour une traversée clandestine. "

(...)

" Nul ne naît mauvais, c'est à force d'être déçus que les gens le deviennent. "

(...)

" J'avais treize ans quand ma mère est tombée enceinte de son deuxième. Du jour au lendemain, je n'existait plus. Ma frangine monopolisait l'attention. Y'avait pourtant pas de quoi. De base, y'a que quatre fonctions sur un bébé : ABCD. Aboyer. Bouffer. Chier. Dormir. Mes parents fondaient devant elle. Un rototo, ils croyaient écouter l'opéra. Une couche remplie, ils tenaient la huitième merveille. Un mur barbouillé de compote, ils l'auraient encadré. Bref, ils vivaient guimauve, grave, et moi je puais le pâté... "

(...)

" La tempête redouble de violence. L'océan, ce goinfre liquide, engloutit la voûte céleste, projetant des galaxies éphémères, des étoiles de sel. "

(...)

" Car sous les pieds des vivants, les morts rêvent. "

Illsutrations de Loïc Canavaggia
Illsutrations de Loïc Canavaggia
Illsutrations de Loïc Canavaggia

Illsutrations de Loïc Canavaggia

MA NOTE : 5+/5

Une œuvre atypique qui ne vous laissera pas de marbre...

-> Original, moderne, nostalgique, onirique, sombre, merveilleux, fantastique, mystérieux, poétique, épique, drôle...tant de qualitatifs qui ne peuvent rendre hommage avec justesse à la palette d'émotions, de couleurs que m'a transmis la lecture de ce Carnaval aux Corbeaux. J'ai été victime d'un étrange phénomène - unique même - celui d'être partagé entre l'envie irrépressible de terminer le livre au plus vite afin de le chroniquer, et l'envie de prendre mon temps, de savourer chaque page, chaque ligne. Car oui, il faut le dire, chaque phrase a sa place ici. Chaque phrase est magique, chaque mot invite au voyage.

L'aventure réserve énormément de surprises, de rebondissements. Certes, certains sont prévisible (mais ils sont mineurs) tandis que d'autres nous flouent complètement. Chapeau l'artiste ! On aime à détester certains personnages qui, finalement, nous surprennent complètement. Ah, Alberich le nain ! Quel charisme !!! Et ce Schimmelreiter... déjà culte ! Les images sont à couper le souffle, aidées, pour cela, des illustrations qui ponctuent le roman. Il est rare de pouvoir jouir d'un tel format, car les éditeurs rechignent, en général (et on se demande bien pourquoi), à illustrer des romans fantastiques, alors que ça ne peut être qu'un plus. Chez les Editions du Chat Noir, ils ont assuré ! Bravo pour cette prise de risque, qui ne peut que servir le livre et son univers, et bravo à Mathieu Guibé & Cécile Guillot pour avoir eu le courage de porter ce projet colossal. Cela rend ce livre encore plus original et atypique, et c'est tant mieux !

Le Carnaval aux Corbeaux est sans conteste mon premier gros coup de cœur de 2016, une véritable bouffée d'air frais, qui a opéré chez moi comme une piqûre de rappel : il est vital de rêver. Nous l'avons vu le mois dernier avec Le Sixième Sommeil de Bernard Werber. Mais il est vital de conserver sa part d'enfant, de ne jamais renier le passé, afin de construire un avenir meilleur. Cet ouvrage a une forte portée pédagogique pour les plus jeunes lecteurs car porteur de valeurs humanistes, et artistiques. Cependant, il a une portée bien plus grande encore : celle de nous montrer que l'art n'a pas de frontières, que l'image et les mots peuvent s'allier, se mélanger à merveille, pour un résultat encore plus percutant !

Alors bien sûr, le monde peut être sombre, l'avenir paraître sans espoir, mais c'est en se décarcassant, en faisant fi des conventions, du qu'en dira-t-on, qu'on avance, qu'on mûrit, qu'on devient quelqu'un, qu'on embrasse une destinée. C'est ce massage-là que je retiendrai du Carnaval aux Corbeaux, ça et un univers très imagé, une plume absolument magnifique, virtuose. Finalement, les auteurs de talents, on en a par chez nous, et ils méritent d'être valorisé et mis sous le feu des projecteurs.

Encore une fois, bravo à Anthelme Hauchecorne, un auteur que j'ai maintenant hâte de découvrir plus en profondeur. Un univers riche, jouissif, qui me parle, et qui vous parlera également, j'en suis certaine.

Enfin, si vous n'étiez pas encore convaincus, sachez que les droits du roman seront reversés en faveur de l'UNICEF. Vivre une formidable aventure, réfléchir, rêver, frissonner et faire une bonne action : qu'y a-t-il de plus génial en ce bas monde ?

Et merci à l'auteur pour cette délicate attention. Je n'avais pas compris tout de suite la portée de cette plume... Bien sûr, elle fait écho à plusieurs éléments du livre, mais ça va au-delà... je ne parlerai pas de transmission de flambeau, mais plus d'une piqûre de rappel (après tout la plume pique) : toujours laisser la porte ouverte au merveilleux, au rêve et à toutes ces belles choses dont vous avez truffé votre roman, Messire Hauchecorne.

Et merci à l'auteur pour cette délicate attention. Je n'avais pas compris tout de suite la portée de cette plume... Bien sûr, elle fait écho à plusieurs éléments du livre, mais ça va au-delà... je ne parlerai pas de transmission de flambeau, mais plus d'une piqûre de rappel (après tout la plume pique) : toujours laisser la porte ouverte au merveilleux, au rêve et à toutes ces belles choses dont vous avez truffé votre roman, Messire Hauchecorne.

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