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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

01 Aug

" Oz " (Cycle AUTRE-MONDE Tome 5), Maxime Chattam, 2012

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Alcôves

" Oz " (Cycle AUTRE-MONDE Tome 5), Maxime Chattam, 2012

Quel sentiment étrange, à la fois délicieux et effrayant, d'avoir envie de dévorer les pages pour avancer mais en même temps d'en être tétanisé à l'idée de ce qu'on va découvrir en parcourant l'histoire lignes après lignes !

Rarement j'ai autant eu le cœur qui battait la chamade en lisant un livre, retenant mon souffle à chaque nouvelles menaces, priant intérieurement pour que Maître Chattam ne se comporte pas en George R.R. Martin !!!

" La Guerre avec les Cyniks est terminée, les Pans se croyaient enfin en sécurité. Mais Entropia se rapproche inexorablement et rien ne semble pouvoir arrêter sa course dévastatrice. Rien, sauf peut-être la réunion des Cœurs de la Terre.

Pour l'Alliance des Trois, c'est la mission de la dernière chance. Objectif : l'Europe, dont on est sans nouvelles.

Mais que reste-t-il là-bas, de l'ancien monde ?

Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fins ?

Le sort d'Autre-Monde est en jeu... "

" Oz " (Cycle AUTRE-MONDE Tome 5), Maxime Chattam, 2012

Différent, plus sombre, noir, terrifiant, sans espoir, haletant... plus j'avance dans Autre-Monde et plus je me demande jusqu'où ira Maxime Chattam. Sa réputation lui collant à la peau, même dans cette saga fantastique, il libère des horreurs sans noms et des abominations que je ne m'attendais pas à découvrir ici ! Les enfants s'en prennent plein la gueule, qu'ils soient des Pans américains ou des petits européens. Nos Pans peuvent se vanter d'avoir pu instaurer une alliance salvatrice face aux Cyniks. Quand on voit qui est leur roi, le noble Balthazar, on ne peut qu'envier leur sort quand on découvre dans Oz à quoi en sont réduit les enfants européens. C'est comme une plongée en pleine Shoah teintée de vampirisme ! Ce que font les Cyniks aux enfants afin de s'approprier leurs altérations est tout bonnement ignoble. Et encore... je passerai sous silence le sort réservé aux fruits des ébats sexuels entre adultes...

L'homme est immonde, Chattam ne cesse de nous ramener à cette brutale réalité. Où est l'espoir là-dedans ? Surtout quand on songe à Entropia qui descend inexorablement pour absorber toute vie, quitte à même menacer l'Europe et l'hémisphère Nord (en même temps on s'en doutait quand même un peu à la fin d'Entropia).

Après la revisite des légions infernales et autres cohortes de monstres sous les traits d'une intelligence artificielle composée de tout ce qui fut néfaste avant la Tempête (une sorte de Matrix-Terminator horrifique) dans Entropia, Chattam revisite ici le mythe d'Oz. Un conte pour enfant, un classique du genre même. Pas mal de références donc à l'histoire du célèbre magicien avec une bonne dose d'originalité, il faut le saluer ! Quand on connaît le titre du prochain tome, Neverland, et qu'on se souvient de l'appellation des communautés d'enfants-adolescents, les Pans, on ne peut que sourire en pensant à un autre classique des contes pour enfants, Peter Pan et le Pays Imaginaire. Ne jamais grandir, on aimerait que nos Pans restent ainsi lorsque l'on voit comment deviennent les adultes : cyniques, malfaisants, cupides, assoiffés de pouvoir, cruels... C'est comme si tout ce qui avait trait à l'enfance et à l'adolescence, cette heureuse période où l'on est encore relativement épargné par la dureté de la vie d'adulte, était savamment analysé dans Autre-Monde. J'insiste sur le fait qu'il est vital d'oublier tout ce qui avait trait avant. La Tempête est une sorte de Déluge biblique bis, commandité par une nature divine ou déifiée qui a voulu réécrire l'histoire dans l'optique de changer les choses. Mais c'était sans compter sur les bugs, hé oui, rien n'est parfait dans ce monde.

La brutalité de la survie dans un tel monde, d'être confronté à la mort, à la douleur, à la souffrance, au pessimisme alors que l'on est encore un enfant dans son cœur, perdre son innocence, grandir trop vite et ne pas avoir le choix, plier l'échine et refuser le défaitisme pour rester en vie, affronter la Mort, la culpabilité d'avoir dû prendre des vies pour sauver la sienne, tellement de thématiques que ces enfants-ados doivent vivre sans en avoir le choix. C'est là qu'on comprend finalement que les générations futures sont notre meilleure arme, et c'est par elles que doit passer notre Salut. Une belle réflexion sur notre société actuelle, que nous ne prenons pas assez en considération. Plus j'avance dans la lecture de cette saga et plus je me dis,que comme Harry Potter, Autre-Monde est l'une de ces rares œuvres que tout parent ou instituteur, pédagogue, professeur se doit d'enseigner à la prochaine génération. Je n'insisterai jamais assez sur l'extrême importance qu'ont les livres dans notre société, capables de bien des miracles et surtout porteurs d'une lumière vitale pour un avenir harmonieux, chargés de valeurs fondamentalement humanistes et respectueuses de la Vie.

Une carte digne ce ce nom est plus que la bienvenue (en espérant qu'à l'issue de l'épilogue un effort sera fait à ce niveau-là)

Une carte digne ce ce nom est plus que la bienvenue (en espérant qu'à l'issue de l'épilogue un effort sera fait à ce niveau-là)

Dans Oz, l'aventure prend un tournant : tous se sont mobilisés face à l'importante mission que doit mener l'Alliance des Trois autour d'Ambre : trouver les deux autres Cœurs de la Terre dans l'espoir un peu fou que l'énergie emmagasinée permettra à Ambre de stopper la menace entropique et en particulier Ggl, cette divinité artificielle nauséabonde et malfaisante.

Avec l'aide des Kloropanphylles et des Cyniks - dits les Maturs désormais (la guerre est finie) - un navire incroyable a été construit par le peuple de Gaïa, le Vaisseau-Vie, un prodige de construction écologique aux dimensions titanesques ! Le but : traverser l'Atlantique pour gagner l'endroit révélé par le Testament de Roche et les grains de beauté disséminés sur la peau d'Ambre, révélant ainsi les emplacements des deux autres Cœurs de la Terre.

Alors que les préparatifs s'organisent et que l'expédition promet d'être épique, le Buveur d'Innocence n'a pas dit son dernier mot et, avec l'aide de son fidèle assistant-adolescent-dépressif-frustré-traître Colin, il entend bien prendre sa revanche sur l'Alliance des Trois mais aussi se tailler une belle part du gâteau en s'imaginant s'allier avec les forces entropiques.

C'est avec un réel plaisir que nous découvrons enfin le visage de l'Europe après la Tempête, en particulier des côtes bretonnes & normandes puis de Paris, avant de partir vers l'Angleterre et Londres. Volontairement je passerai sous silence ce que nos héros vont y découvrir, vous pourrez en découvrir quelques bribes seulement dans les extraits ci-dessous. Néanmoins vous devez vous attendre à ce que les adultes soient de belles pourritures comme l'étaient les Cyniks sous l'impulsion de Malronce, qui soit dit en passant passerait presque pour une sainte.

Le Cœur de la Terre, une formidable source d'énergie très convoitée...

Le Cœur de la Terre, une formidable source d'énergie très convoitée...

On grimpe crescendo dans la violence et la noirceur, en particulier dans les deux derniers chapitres où j'ai été littéralement choqué. Je le précise car ça ne m'arrive pas très souvent mais là Chattam frappe un très gros coup. Bon, heureusement pour moi le tome 6 Neverland est disponible mais après lui il faudra attendre que l'auteur publie enfin le tome final. L'attente risque d'être très rude, enfin au moins c'est comme ça qu'on fidélise ses lecteurs !

L'épisode du " Cloaque des dieux " lors de la visite de la Ville-Lumière (qui n'est autre que Paris) est particulièrement effrayant et effroyable ! La Tempête a vraiment commis des bugs incroyables, mais où avait-elle la tête notre chère Mère Nature lorsqu'elle fit déferler sur terre toute sa rage avec la Tempête ? Non mais sérieux, déjà qu'avec Entropia c'est bien casse-bonbons (l'épisode du " septième continent " aussi est pas mal non plus dans son genre, oppressant à souhait ! Un côté Lovecraftien !).

" Oz " (Cycle AUTRE-MONDE Tome 5), Maxime Chattam, 2012

< EXTRAITS >

" (...) - Qu'est-ce qui se passe ? demanda le Pan.

- Le guetteur sous-marin a vu des " fantômes de poissons " tout autour du Vaisseau-Vie. Il dit qu'il y en a partout et qu'ils nous encerclent !

- Des fantômes de poissons ? J'espère que c'est le guetteur qui a pété les plombs parce que si c'est vrai on est mal.

Les deux garçons se glissèrent dans le tuyau et descendirent les barreaux à toute vitesse pour entrer dans la nacelle d'observation sous-marine, plongée à une vingtaine de mètres de profondeur. Là, le guetteur, un Kloropanphylle pas rassuré, referma une partie des clapets de la lampe à substance molle pour que la pénombre leur permette de voir au-delà des énormes vitres.

Les formes spectrales apparurent les unes après les autres dans la mer obscure.

Des silhouettes de toutes les formes, blanchâtres, qui flottaient autour d'eux.

Le Kloropanphylle avait dit la vérité. Ils étaient encerclés par des fantômes de poissons.

- Tu as mis les lanternes à l'eau pour avoir plus de lumière ? s'enquit Torshan.

- Non. J'ai eu peur de les attirer.

Torshan actionna un levier et des écoutilles s'ouvrirent sur les côtés de la nacelle. De la substance molle apparut et entra en vibration avec l'eau, projetant sa lumière argentée.

Les fantômes s'agitaient dans le courant et les remous provoqués par la coque du navire.

Ils devinrent encore plus étranges. Leurs corps étaient déchirés, comme des lambeaux de vêtements troués.

- Ce ne sont pas des fantômes, devina Tobias.

- Non, ce sont... des sacs en plastique. Des centaines. En morceaux...

- Des milliers même.

Ils traversaient un interminable banc de sacs en plastique qui glissaient dans l'eau telles des méduses albinos.

Soudain tout le navire trembla et un choc violent le ralentit, projetant les occupants de la nacelle contre le verre.

Tobias se releva, en alerte.

- On a percuté quelque chose ! On va couler !

- Non, dit Torshan. C'était plus progressif qu'un choc direct. Comme si nous étions enfoncés dans du sable.

Pourtant, de là où ils étaient, aucune terre n'était en vue, rien que les abysses pollués et leurs ténèbres hantées.

Ils remontèrent aussi vite que possible et regagnèrent le poste de pilotage à la proue. Ils y entrèrent en sueur, hors d'haleine.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Torshan.

Orlandia surgit au milieu de ses officiers de bord.

- Nous avons heurté une terre.

- Une terre ? Mais il n'y a rien en dessous ! Nous étions dans la nacelle d'observation.

- Alors c'est une terre flottante. Et nous nous sommes encastrés dedans. Le navire ne bouge plus.

- Nous avons atteint l'Europe ? s'étonna Tobias. Déjà ?

- Non, pas encore. C'est autre chose, qui ne devrait pas être là, nous sommes encore en plein océan Atlantique.

- Quoi donc ? questionna Torshan. Pour que ça nous stoppe en plein élan ça doit être énorme, sinon nous l'aurions traversé !

- Regarde !

Orlandia poussa vers lui une longue-vue et Tobias en attrapa une autre, afin de scruter la surface de l'eau à travers les filets de brume.

Là où aurait dû clapoter la houle, il distingua des formes géométriques grises, blanches et noires.

Il reconnut des bidons d'essence, par centaines, des bouteilles agglutinées les unes aux autres, des cartons, des récipients, le tout à moitié fondu, couvert de débris et de sacs en plastique. Et si la brume lui masquait la vue à courte distance, il devinait des collines d'ombres à travers le brouillard. C'était une terre entière qui les retenait. Une terre de détritus.

- Je crois que, cette fois, il faut aller chercher Matt, dit Tobias. Là, c'est une urgence.

Entropia était en train de conquérir les océans.

Non seulement elle y détruisait toute forme de vie, mais elle recouvrait peu à peu la surface de ses immondices.

À cet instant, Tobias ne pensait plus qu'à une chose.

Il espérait de tout son cœur que l'humanité ancienne n'ait pas produit de son vivant assez de matériaux nocifs ou polluants pour recouvrir toute la surface de l'océan.

Sinon l'humanité nouvelle ne tarderait pas à en payer le prix fort. Et définitif. "

(...)

" Lorsqu'ils eurent presque gravi la colline, Matt descendit de sa monture, imité par ses camarades, et approcha du sommet en baissant la tête.

Plus bas, dans la plaine, il découvrit un spectacle qui le glaça d'effroi. Ses mains se mirent à trembler.

Une construction longue comme un paquebot et haute comme un building semblait écraser le paysage de sa pierre noircie. D'étroites fenêtres en perçaient les flancs, munies de barreaux. Un mur de barbelés entourait l'édifice, sorte de bunker colossal, et deux immenses cheminées culminant à près de cent mètres crachaient leur poison. La masse semblait hésiter entre son rôle de prison ou d'usine.

À peine s'était-il approché que Léo poussa un cri de terreur qui fit bondir tout le monde. Ambre glissa d'un coup vers lui pour le faire taire, une main sur sa bouche.

- Qu'y a-t-il ? s'alarma Floyd. Ambre, laisse-le parler !

Léo fixait l'incroyable rectangle noir, les yeux affolés, comme s'il contemplait l'enfer.

- C'est une usine à Élixir, finit-il par cracher, blême.

- Il va falloir nous expliquer, lui demanda Floyd d'un ton qu'il voulait le plus rassurant possible, alors qu'il était lui-même perturbé par la peur du garçon.

- J'en avais entendu parler mais je n'en avais jamais vu...

- Et c'est quoi ? insista Chen.

- C'est là que les Ozdults fabriquent l'Élixir.

- Ozdults ? C'est ainsi que vous appelez les adultes de l'Empire ? devina Tania.

Léo acquiesça.

- Et cet Élixir, dit Matt, c'est celui qui leur donne leurs pouvoirs, c'est ça ?

- Exactement.

Tous devinrent curieux d'un coup. La marche en file indienne les avait un peu éteints, elle n'incitait pas vraiment à la discussion. Depuis que Léo et les siens avaient rejoint les Pans, personne n'avait eu le temps de converser, pris par la fuite, les préparatifs et la fatigue. Ambre demanda :

- Tous les adultes en boivent ?

- Les chefs, oui. Et les officiers. Il n'y en a pas assez pour tout le monde heureusement. Et l'effet ne dure pas longtemps, quelques heures au plus, selon la qualité et la concentration de l'Élixir.

- Mais ils le produisent comment ? demanda Randy.

Léo avala sa salive avec difficulté.

- En prenant leur pouvoir aux enfants. Ils les capturent, les font venir ici, et... j'ai entendu dire qu'ils distillent leur sang.

- Ils le distillent ? répéta Tobias, incrédule. Comme de l'alcool ?

- Oui, ils le font bouillir dans des alambics, pour en récupérer une sorte de suc qu'ils diluent ensuite pour obtenir l'Élixir.

- Donc en fonction du sang de l'enfant, ils parviennent à un Élixir différent ? comprit Ambre. Selon le pouvoir de l'enfant ?

- C'est ça. Un enfant qui a une vue exceptionnelle va donner un Élixir de vue parfaite. Un autre qui serait capable de cracher des flammes produira un Élixir de feu, et ainsi de suite...

Matt, qui ne parvenait pas à lâcher la fumée du regard, demanda :

- Et qu'arrive-t-il aux enfants ensuite ?

Léo prit une profonde inspiration. Son visage se leva vers les cheminées.

- Ils sont vidés de leur sang. Ensuite on brûle leurs corps dans de gigantesques fourneaux.

Un murmure d'horreur parcourut le groupe.

- Ce sont des vampires, dit Torshan tout bas. Ces adultes sont des monstres. "

(...)

"... Ambre savait qu'il comptait sur le Cœur de la Terre, à Paris, et la menace d'Entropia pour provoquer un électrochoc, mais après ce qu'ils avaient découvert, il devait douter de tout. Une telle haine de l'enfant dépassait tout ce qu'ils avaient connu dans leur propre pays. En Amérique, Malronce avait rassemblé tous ces amnésiques terrifiés derrière ses propres obsessions d'un dieu réclamant le sacrifice ultime, celui de leur progéniture, pour gagner leur salut, comme Abraham dans la Bible. Ici, cela semblait relever seulement de la haine. Profonde et terrifiante. Le désir de destruction. Un reniement de toute humanité dans ce qu'elle avait de cyclique. Le refus de tout renouveau.

Chez les Cyniks d'Europe, les Ozdults, la volonté d'autodestruction relevait du fanatisme.

Le message de la Tempête dans son extrême.

L'homme est mauvais et destructeur. Il doit disparaître. "

(...)

" ... Matt se demanda si tout cela allait se figer un jour, afin que les êtres humains puissent y retrouver leur place.

Ce temps-là est terminé, comprit-il aussitôt. L'humanité au sommet de la chaîne alimentaire est révolue, nous en avons abusé, nous nous sommes comportés comme si tout nous était dû, sans respect, en détruisant, en polluant, en vidant les réserves, comme les parasites que nous étions devenus. Maintenant la Tempête a redonné son impulsion à l'écosystème de la planète, pour qu'il puisse rivaliser avec nous, voir nous dépasser. La végétation pousse plus vite, les animaux mutent à la vitesse de la lumière pour s'adapter, et nous, nous ne sommes plus que des éléments parmi tant d'autres de ce nouveau territoire. À nous de nous adapter, de nous faire une petite place, ou de disparaître.

Si Entropia leur en laissait le temps. "

Le voilier/galère de notre commando Pan en éclaireur

Le voilier/galère de notre commando Pan en éclaireur

MA NOTE : 5/5

Toujours un sans faute pour cet énième tome d'Autre-Monde ! Rien à redire si ce n'est une pointe de détail par rapport à la mission des églises servant à communiquer avec Eden. Une seule mention puis plus rien. Je suppose que cette interrogation minime trouvera sa réponse dans le tome 6 ou 7, enfin, c'est pas très grave en définitif !

Plus de noirceur à mesure qu'on avance dans l'histoire, en même temps que la menace entropique. On comprend aisément qu'à ce stade, pour sauver l'humanité quelques sacrifices, et pas des moindres, seront plus que vitaux. La fin bouleverse tout tandis que le Vaisseau-Mère se dirigeait vers le dernier Cœur de la Terre, laissant présager un tome 6 beaucoup plus dur et encore une fois différent. La mort de certains personnages peut servir l'histoire, mais là à ce stade c'est carrément choquant !

La vie ne fait pas de cadeau... et peut se montrer très cruelle. De même la trahison de certains peut laisser un goût très amer ! En espérant que cet immonde fils de **** morflera par la suite, parce que bon, c'est pas le première fois qu'il fait bien chier son monde et qu'on le laisse impuni tout ça parce que " on ne répond pas à la violence par la violence " !!

Encore une fois un excellent moment de lecture, des images et des interrogations plein la tête. Comme toujours, Maxime Chattam aime à démontrer que la nature humaine est par nature perfide, fourbe et malfaisante. Y'a quelque chose de pourri sur Terre M'sieur 'Dame !!! Une sorte de gimmick qu'on retrouve dans la plupart de ses œuvres et auquel je suis très sensible.

Bon maintenant il faut que je ronge mon frein en attendant que Neverland arrive jusqu'à moi... le temps pour moi de me remettre de mes émotions.

Assurément, je peux déjà dire que dans l'œuvre de Maître Chattam, Autre-Monde est ce que je préfère ! Incontestablement ! Malgré sa noirceur, il y a plein de poésie et c'est une ode passionnée dédiée à la nature et à sa protection, un cri d'alarme lancé à l'humanité pour qu'on ne sombre pas à notre tour dans une entropie qui n'aurait, ce coup-ci, rien de fictif et d'imaginaire.

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