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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

15 Feb

Nightwish (version2.0), " Dark Passion Play " (2007)

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Ambiances

Nightwish (version2.0), " Dark Passion Play " (2007)

Il est de ces albums qui vous hantent à jamais de par leurs ambiances si particulières ...

Nightwish (et en particulier son membre-compositeur phare, Tuomas Holopainen) a su faire mûrir son intense créativité pour la pousser à son paroxysme à chaque sortie-évènement d'albums de la célèbre formation finlandaise. Alors on peut dire ne pas aimer le métal mais Nightwish ça n'est pas un simple groupe de métal symphonique comme les autres. C'est une entité à part, il suffit d'écouter l'un des albums de la période 2000-2010 pour s'en rendre compte.

Il est vrai que le renvoi-choc de la chanteuse Tarja Turunen a fait coulé beaucoup d'encre et à choquer énormément de fan. Pas facile pour la relève et la nouvelle chanteuse engagée pour cet album-ci, Anette Olzon, de s'imposer après les 5 premiers albums enregistrés avec l'une des plus belle voix du métal symphonique (si ce n'est la meilleure tant sa palette vocale est incroyable). Et pourtant, malgré une voix aux consonances plus " pop " et plus cristalline on ne peut qu'être emporté par ce nouveau voyage onirique que nous propose Nightwish.

Dès les premières notes de The Poet and the Pendulum on comprend tout de suite qu'on embarque pour un voyage épique et fantastique. Passée l'introduction magistrale et aérienne, le rythme s'accélère, les cuivres, les violons et les percussions prennent le relai suivies des guitares le tout formant une mélopée fantasmagorique. On a l'impression de se retrouver projeté dans une oeuvre fantastique. Ne reste plus qu'à s'installer confortablement et à écouter l'histoire narrée par Anet, " le Poète et le Pendule " ... une bande originale de film à lui tout seul, une multitude de passages différents, de rythmes cassés qui s'imbriquent avec une fluidité parfaite les uns dans les autres : 13.54 minutes c'est une sacrée piste, j'en conviens, mais quel régal !

La magie de la musique de Nightwish c'est que Tuomas a très vite remplacé le son synthétique de ses arrangements "classiques" par de vrais formations symphoniques, donnant au son une incomparable force émotionnelle. Disséquer cette première piste est juste impossible tant elle évoque plein de choses ... alors écoutez-là, c'est tout ce que je peux vous dire. C'est encore le meilleur moyen de vous rendre compte par vous-même : vous vivrez à n'en pas douter un moment "magique" et épique ! Une piste qui résume à elle-seule l'album.

Pas le temps de s'endormir sur la douce mélopée de la fin de cette ouverture, Bye bye Beautiful vous réveillera dès ses premières notes, un hymne à la sauce Nigthwish. On retrouve le chant de Marco Hietala sur les refrains, si particulier et mélodieux. Peut-on supposer que cet " aurevoir Belle " s'adresse à Tarja ? Difficile, en effet, de se dire que cette seconde page de l'histoire du groupe ne comporte pas d'allusions à l'éprouvante année 2005 vécue par le groupe : bien au contraire elle en fourmille. Dans un autre genre, je conseille à ces messieurs de regarder la vidéo de ce titre, tous les membres ayant été remplacé par leurs alter-egos féminins ...

Amaranth poursuit dans sa lancée : prometteur, de belles mélodies, une symbiose toujours parfaite entre tous ces éléments caractéristiques qui ont depuis longtemps fait la réputation du combo finlandais. Non vous n'allez pas vous endormir ni avoir mal aux oreilles. Peut-être aurez -vous une furieuse envie de revoir " Le Seigneur des Anneaux " ou de vous plonger dans un bon livre d'Heroic fantasy ... Cadence of her last breath vient nous emmener dans les Ténèbres, mais avec toujours autant de panache et de majestuosité . Master Passion Greed continue la plongée dans la noirceur. Les premières notes inquiétantes s'effacent sur un riff de guitares et un double pédalage de batterie incroyable et dément !! Sur ce titre on retrouve uniquement la rage de Marco Hietala le bassiste. C'est une chanson d'homme, de testostérone. Et ça fait du bien aux tympans. La douceur c'est bien oui, mais pas toujours. La rage de Nightwish reste toujours aussi belle et harmonieuse à écouter. Le final en apothéose marque la fin d'un chapitre. Eva nous apaise et fait la part belle à la douce voix d'Anet. On retrouverait presque l'esprit de Within Temptation, un autre fameux groupe de métal symphonique avec chant féminin. Sahara lance la seconde partie : un rythme entraînant sur fond de musique symphonique avec une pointe de mystère comme on aime. Les ténèbres ne sont néanmoins jamais bien loin. Ce morceau est une vraie petite pépite ! Dans sa construction il nous fait penser à une version édulcorée de l'ouverture de l'album. Second morceau très sombre, Whoever Brings the Night. La nuit. On rentre pleinement dedans et on s'en délecte ! Cette fois-ci Anet assure le chant et réussit l'exercice avec brio. Comme un pansement sur une petite blessure qui piquerait, For the Heart I Once Had nous offre une jolie petite ballade qui nous épargnera un côté " guimauve " qui nous fait tant horreur. Quelques petits airs celtiques, la puissance des arrangements symphoniques et la " metal touch" nous font passer, encore une fois, un très bon moment sur fond de nostalgie et de cette époque où le groupe " avait encore un coeur " ... Le tonnerre gronde, il pleut .... des tambours ... un port, la mer ... The Islander, un hymne empli de folklore dédié à la nature et plus précisément à la mer, interprété une fois encore par le décidément très talentueux bassiste.

Last of the Wilds, morceau instrumental, continue de nous plonger dans le folklore scandinave, pour notre plus grand plaisir. 7 days of the World nous montre un visage différent de celui auquel nous avait habitué le groupe, annonciateur de l'évolution musicale prise par Tuomas Holopainen : à la fois empli de noirceur et de solennité. Enfin, l'ultime piste Meadows of Heaven (" les Près du Paradis "), céleste, aérien, déverse ses litres de grâce et de volupté. Le voyage prend fin et peut se targuer de nous avoir fait vivre une extraordinaire odyssée à travers une multitude de paysages de rêves (et parfois même de cauchemars) mais le tout avec une rare fluidité et une efficacité certaine.

10/10 : cet album est véritablement un chef-d'oeuvre, une réussite indéniable dans cette déjà très belle discographie du groupe. Le changement de line-up avec Anet Olson n'est finalement pas du tout un frein à la poursuite de l'aventure du groupe puisqu'elle collaborera encore sur le septième album. Et lorsque l'on voit où en est Nightwish aujourd'hui, avec l'arrivée de la formidable et talentueuse chanteuse Floor Jansen, on ne peut que réaliser à quel point Tuomas Holopainen est un visionnaire de génie et l'un des compositeurs les plus doués de sa génération. Après une première écoute il vous sera impossible de ne pas renouveler l'expérience à l'infini ...

Et pour prolonger le plaisir et vivre une expérience différente, je vous invite à découvrir la version instrumentale de ce sublime Dark Passion Play qui vous aparaîtra plus comme la bande son du voyage de vos rêves ...

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