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Chers aventuriers égarés, bienvenus dans mon royaume souterrain où le Chaos, les Ténèbres et la Folie sont les seuls maîtres à bord ...

13 Feb

L'Imperator Ixion

Publié par Benedict Mitchell  - Catégories :  #Les Limbes

L'Imperator Ixion

Chers voyageurs égarés, permettez-moi de vous présenter un ami à moi, un personnage charismatique que je côtoie depuis de longues années maintenant mais que j'espère voir naître au grand jour prochainement .... Avis aux amatrices de héros " romantiques " et à l'eau de rose : passez votre chemin, jeunes demoiselles, vous n'avez rien à faire en ces lieux. Je ne voudrais point choquer vos chastes oreilles et souillez vos yeux si purs et innocents ... (quoique ...)

L'Imperator Ixion est l'un des deux personnages principaux de " L'Aube du Chaos " rédigé par Benedict Mitchell. Laissez-moi donc vous en dire un peu plus sur cet créature énigmatique ....

< Extraits >

" Le palais de l'Imperator était réputé être l'endroit le plus protégé de la Cité des Néons. Certaines zones du palais étaient insonorisées, afin de garantir au maître des lieux la liberté d'action et la quiétude les plus totales. " Le Palais de Lumière " ou " Le Palais des Néons" se trouvait au centre de la Cité et était visible de très loin tant il portait bien son nom. Il avait des allures de château médiéval mais de facture beaucoup plus moderne. Ses murs de titane imitaient la pierre et était recouverts presque intégralement de plaques de verre lumineuses qui changeaient de couleurs. Cela lui donnait l'impression d'être vivant. On pouvait distinguer quatre tours à chacun de ses angles, toutes surmontées d'un laboratoire de surveillance avec phare lumineux, télescope et mirador. Au centre du palais se trouvait une tour, beaucoup plus grande et carrée, la tour de l'Imperator, au sommet de laquelle se trouvait une étrange sculpture composée d'un entrelacs de sphères métalliques avec en leur centre un halo de lumière verdâtre, tel un oeil reptilien qui ne dormait jamais. La population craignait cette forteresse car, suivant le sens du vent certaines nuit, on pouvait entendre d'étranges cris s'en échapper, à la fois lugubres et terrifiants. "

(...)

" L'Imperator n'avait aucune idée de ce qui se tramait dans sa Cité. Il avait bien trop à faire à satisfaire son appétit insatiable. Ixion, de son vrai nom, était au-dessus des lois. Il était le premier citoyen et tirait son pouvoir de Dieu. C'était lui qui faisait adopter les lois et décidait de ce qui était autorisé, et de ce qui ne l'était pas - souvent d'après les conseils de ses plus proches conseillers et toujours dans l'optique d'accroître davantage son pouvoir et d'en tirer toujours plus de richesses - pour le bien de la Nation. Son statut le plaçait en Père des citoyens, l'un de ses nombreux titres, tout comme le Divin Homme, le Fils de la Lumière ainsi que bien d'autres, tous s'inscrivant dans une habile propagande politique. En vérité, peu de personnes pouvaient se vanter de vraiment connaître Ixion. Et ceux qui savaient, ou avaient compris certaines choses, se devaient d'observer un silence religieux à cet égard, sous peine de subir les pires sévices qui soient. En ce moment même, alors que la Loi numéro six l'interdisait pour tous les citoyens, Ixion se livrait avec délectation au péché de chair, à la luxure – son passe-temps favori. "

(...)

" Ixion s'apprêtait à assaillir une nouvelle fois sa courtisane et à extraire d'elle tout ce qui pourrait lui donner l'impression de se sentir vivant. Tandis qu'il finissait de l'attacher, il lui baillôna la bouche et s'en alla chercher une fine dague qui était disposée sur une tablette non loin de là, avec de nombreux autres accessoires coupant et tranchant. En voyant la dague, Zenobie comprit qu'elle allait devoir supporter une nouvelle série de tortures qui auraient pour but d'exciter son bourreau. Ixion approcha de sa proie lentement, la dague à la main. Il se mordait la lèvre, contemplant sa chose, attachée, ligotée, juste à sa merci. Nu, bien proportionné, à la stature athlétique et harmonieuse, tout chez lui relevait du divin. Les cheveux mi-longs, noirs comme les ténèbres, un bouc finement taillé, des traits fins, des yeux verts et un regard dans lequel se reflétait toute la noirceur de l'univers. Ixion était impressionnant physiquement. Il émanait de lui quelque chose d'indéfinissable, à la fois puissant, machiavélique et démoniaque. Mais Ixion n'était qu'un homme – un homme qui pensait être le meilleur de tous, le plus riche, le plus beau et qui faisait ce qui lui plaisait. Il s'installa sur la table, à califourchon, sur Zenobie. Elle redoutait la dague, mais espérait néanmoins avoir un peu de satisfaction par la suite. Ixion était un amant hors pair. Tandis qu'il se délectait à caresser sa partenaire avec la pointe de la lame de sa dague, la peau de Zenobie laissait de vives marques rouges sur le passage de la lame. Ixion accentua la pression faisant gémir de douleur sa victime. Le sang commençait à s'échapper. Ixion le lécha avec délectation. A présent il s'amusait à tracer des arabesques sur la poitrine de sa proie, descendant plus bas, léchant le sang qui commençait à couler. Zenobie sentait la terreur grandir à elle à mesure que la lame se rapprochait de son entrejambe et que le sexe de son partenaire durcissait. Mais pour le moment, Ixion n'irait pas plus loin. Tandis qu'il lui susurra à l'oreille, d'une voix suave, " je vais te baiser comme un animal ", on frappa violemment à la porte. Fou de rage, Ixion planta avec violence la dague sur la table, à près d'un centimètre de Zenobie, qui venait d'avoir la peur de sa vie, pensant alors que c'était sur elle qu'Ixion planterait sa dague. "

Une très courte introduction de mon ami très puissant et un infime aperçu de sa personnalité, vous en conviendrez ô combien sombre et maléfique, comme j'aime !

Pour aller un peu plus loin dans les comparaisons (car c'est le propre de l'être humain de comparer à tout va), disons qu'Ixion serait un savant mélange entre plusieurs de vos célébrités : la noirceur et la folie de Trent Reznor (lors de sa période créatrice la plus sombre dans les années 1990), le sadisme du Marquis de Sade, le goût du sang de Patrick Bateman le héros d'American Psycho de Brett Easton Ellis, le goût de la chasse du Conte Dracula, la cruauté de Ted Bundy .... mélangez tout cela dans un shaker, secoué et vous obtenez l'un des pires êtres qui soient, l'archétype du Mal qui ferait rougir de jalousie ce cher bon vieux Satan .... une raclure de la pire espèce qu'on se plait malgré tout à détester et à maudire .... Alors, je vous le présente en chair et en os ou vous avez trop peur de la confrontation ?

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